Gloires

(Traduit de l’anglais)
J.G. Bellett

[Courtes méditations 24]

Il y aura une scène de gloires quand viendra le royaume. Nous parlons couramment de « gloire » comme si elle n’était en lien qu’avec cela. Mais c’est faux. La gloire sera alors manifestée, il est vrai ; la gloire se trouvera alors dans les circonstances de la scène. Mais une forme bien plus merveilleuse de gloire est déjà connue — et elle se trouve dans l’évangile. Là, Dieu Lui-même est manifesté ; un objet plus merveilleux que toutes les circonstances. La gloire de l’évangile est morale, je l’accorde, non pas matérielle ou circonstancielle. Mais c’est une gloire du caractère le plus profond. Là, je le redis, Dieu Lui-même est manifesté. Le Dieu juste et cependant Sauveur y est vu. La justice et la paix brillent là en compagnie l’une de l’autre — un résultat que nul sinon Dieu n’aurait jamais pu atteindre, et cela par le moyen de la croix.

L’évangile appelle les pécheurs à respirer l’atmosphère, pour ainsi dire, du salut, à avoir communion avec Dieu en amour, et à la conserver dans la liberté et l’assurance — et il y a une gloire dans de telles pensées et vérités, qui excelle véritablement.

Satan a interféré ou s’est mêlé du travail de Dieu, et l’a ruiné dans la condition de Sa créature. Dieu a immédiatement interféré ou s’est mêlé de l’œuvre de Satan, et l’a éternellement renversée, faisant sortir le manger de celui qui mange, et la douceur du fort.

Les trois premiers à avoir reçu l’évangile de Dieu, Adam, Ève et Abel, illustrent de façon frappante les âmes qui ont saisi la gloire de l’évangile dans différents de ses caractères.

Adam fut enhardi de façon bénie et merveilleuse par lui, de sorte qu’à son appel, il sortit immédiatement de sa cachette coupable et entra de nouveau dans la présence de Dieu, tout nu qu’il fût. Et sa hardiesse était justifiée, car il fut accueilli là. Ève se réjouit en lui. Elle chanta à son sujet. « J’ai acquis un homme avec l’Éternel », dit-elle — dans la joie de la promesse qui lui avait été faite touchant sa semence.

Abel offrit la « graisse » avec la victime. Il entra dans la promesse avec la plus heureuse et la plus brillante intelligence, et vit que Celui qui l’avait donnée trouverait Ses propres délices en elle — que l’évangile, tandis qu’il sauvait le pécheur, était la joie aussi bien que la gloire de Dieu. La graisse sur l’autel exprima cela.

Et de telles perceptions de Christ — la foi qui donne hardiesse — la foi qui inspire la joie — la foi qui pénètre la croix — sont pleines de puissance dans l’âme.