L’Israélite mordu

Nombres 21
(Traduit de l’anglais)
J.G. Bellett

[Courtes méditations 22]

Il est très heureux de découvrir les gloires de l’Écriture ; en particulier dans des jours où l’insolence infidèle des hommes la défie. Amalek, autrefois, osa sortir et s’opposer au camp d’Israël, quoiqu’à ce moment-là, la nuée qui portait la gloire reposât sur le camp — et, bientôt, la grande confédération infidèle des derniers jours s’élèvera si haut en orgueil et en audace, qu’elle fera face à l’armée du cavalier sur le cheval blanc descendant du ciel (Ex. 17 ; Apoc. 19).

Dans le même esprit, le cœur de l’homme défie aujourd’hui le Livre qui porte les précieuses et mystérieuses gloires de la sagesse de Dieu. C’est donc un bon service que d’en dégager ces gloires, et de laisser parler les oracles de Dieu, dans leur propre excellence, pour confondre cette iniquité. Et une de ces gloires, une part de cette excellence, est celle-ci, que l’on trouve un seul souffle qui anime, une seule lumière qui brille, une seule voix qui est entendue, dans toutes les parties de ce divin volume. Car, dans un certain sens, on peut dire que Moïse réapparaît en Paul, Ésaïe en Pierre, David en Jean, et ainsi de suite. La lumière du matin est celle du plein jour et du soir, quoique, il est vrai, dans des proportions et des conditions différentes.

En nous tournant maintenant vers le récit que ce passage nous donne, nous verrons illustré cela. Nous trouvons, en premier lieu, que le Seigneur refuse d’annuler le jugement qu’Il a prononcé. Le camp avait péché, et des serpents brûlants, messagers de mort, sont envoyés parmi eux — et quoique Moïse prie et que le peuple crie dans son angoisse de cœur, l’Éternel n’ôtera pas ces exécuteurs de Son juste jugement. Et c’est la manière de faire de l’évangile. La sentence de mort prononcée au début sur le péché n’est pas annulée. C’était impossible. Ce serait reconnaître une sorte d’erreur ou d’infirmité — et c’était impossible. Mais Dieu a Ses ressources en face de la sentence de mort. C’est Son chemin. Il est merveilleux de le dire, Il fournit au pécheur une réponse à Ses propres exigences en justice ! Il en fut ainsi au début, et il en a été ainsi dans toute la suite ; et il en est ainsi dans l’évangile, et ainsi dans ce récit.

Dieu a introduit la semence brisée de la femme dans le jardin d’Éden frappé de mort, et Adam, le pécheur ruiné par sa propre faute, en reçoit la provision. Noé obtient de Dieu l’arche au jour du déluge, et Israël le linteau aspergé de sang au jour du jugement de l’Égypte. Il fut dit à David de bâtir un autel dans l’aire méprisée d’un Jébusien incirconcis ; et cet autel là avait la vertu d’apaiser l’épée de l’ange de la mort qui voyageait en haut sur la cité condamnée. Comme le sang du Calvaire a la vertu pour déchirer le voile du haut jusqu’en bas, et pour ouvrir les hauts cieux aux captifs du péché et de la mort.

C’est une des belles unités dans les voies révélées de Dieu.

Ce n’est pas Dieu annulant Ses jugements, mais fournissant au pécheur une réponse pour ceux-ci. Ce petit récit le montre de façon magnifique et frappante. Israël avait péché, comme nous l’avons vu, et des serpents brûlants avaient été envoyés au milieu d’eux. Ils prièrent que les serpents soient ôtés ; mais une telle prière ne pouvait être exaucée. Les exécuteurs de la justice doivent demeurer dans le camp — la mort doit suivre le péché, car Dieu a dit au commencement : « Au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement ». Mais l’Éternel commande à Moïse de faire un serpent d’airain et de le placer sur une perche, et puis proclame, à l’ouïe de tout le camp, que tout Israélite mordu qui regardait à ce serpent élevé, serait guéri et vivrait.

C’était la vie affrontant la mort — une source secrète de vie et de guérison au milieu des puissances de la mort — c’était comme la révélation de la semence brisée de la femme dans le jardin d’Éden tout juste frappé de mort. Mais ce n’était pas le retrait des serpents brûlants, comme le camp l’avait désiré — ce n’était pas l’annulation de la sentence qui avait été passée sur leur péché ; c’était une autre chose, différente et plus élevée ; c’était permettre à l’Israélite dans le désert de triompher de ce misérable état dans lequel il s’était mis lui-même. Voilà ce que c’était. Ce n’était pas simplement y échapper, mais en triompher — car un Israélite mordu par un serpent brûlant, s’il regardait seulement au serpent d’airain, pouvait alors sourire aux serpents brûlants quoiqu’ils soient encore dans tout le camp — tout comme Noé, longtemps auparavant, depuis la position privilégiée où la grâce et le salut l’avaient mis, aurait pu sourire aux eaux alors qu’elles s’élevaient autour de lui — ou comme l’Israélite, en Égypte, sous le linteau aspergé de sang, aurait pu sourire à l’épée de l’ange destructeur, tandis qu’il passait à travers le pays.

Combien tout cela est excellent ! Et c’est encore l’évangile — tellement la voie de Dieu est cohérente avec elle-même, et vue en ombre d’une même beauté dans l’histoire de Noé lors du déluge, ou de l’Israélite en Égypte, ou de l’homme mordu dans le camp dans le désert, et qui avait regardé au serpent d’airain. Un tel ne pouvait pas être mordu une seconde fois ; le péché contre le Seigneur du camp, qui avait suscité ces ministres de mort, avait trouvé sa réponse dans les ressources de ce même Seigneur du camp, et c’était sa sécurité et son triomphe. Il était désormais dans un meilleur état que s’il n’avait jamais été mordu. Son état alors était vulnérable ; maintenant, il est imprenable — alors, il aurait pu être blessé par le messager de la mort ; maintenant, il ne le pouvait plus. Comme Adam revêtu par Dieu est au-delà d’Adam dans la nudité de l’innocence ; Adam, le pécheur pardonné et accepté, au-delà d’Adam, la créature droite.

L’énigme de Dieu — « De celui qui mange est sorti le manger, et du fort est sortie la douceur » — est exposée encore et encore. Nous l’avons vue précédemment, et nous la voyons ici encore. Et en lien avec tout cela, jetons un autre regard à Adam, dirais-je, qui, quand ses lèvres furent ouvertes une seconde fois au sujet de la femme, elles prononcèrent une parole plus heureuse que celles prononcées la première fois. « Elle sera appelée femme » n’exprimait pas une joie équivalente à celle qu’il goûta quand, comme nous le lisons plus loin, « il appela sa femme du nom d’Ève, parce qu’elle était la mère de tous les vivants ». Célébrer la vie venant de Dieu en face de la mort provoquée par soi-même, est une occupation bien plus élevée pour le cœur, que de célébrer même le don de Dieu couronnant tout, dans la création ou dans la providence.

Or tout ce que nous avons relevé dans ce petit récit de Nombres 21, est, je le redis, l’évangile. C’est comme le salut de Dieu. Rien de ce qui avait été menacé n’a été annulé. Tout ce qui procède de la ruine et de la rédemption, trouve sa réponse, et est satisfait. Le sang de l’alliance éternelle a donné au « Dieu de paix » l’occasion de ressusciter d’entre les morts Jésus, comme « le Berger des brebis ». Dieu Lui-même est justifié justement et glorieusement, et le pécheur est victorieusement introduit dans une condition inexpugnable de certitude, et une condition de défi sainte et reconnaissante envers toute l’inimitié, les tentations et les ressources du vieux destructeur.

Mais il y a ce caractère supplémentaire de l’évangile, imprimé sur ce petit récit. La vie ou la guérison devait être individuelle — l’Israélite mordu devait lui-même regarder au serpent élevé. « Quiconque sera mordu, et le regardera, vivra », dit l’Éternel à Moïse — et puis l’histoire nous dit que « lorsqu’un serpent avait mordu un homme, et qu’il regardait le serpent d’airain, il vivait » (v. 8, 9). Ainsi en est-il maintenant entre nous et Dieu personnellement et individuellement, dans l’évangile — et nous pouvons Le bénir profondément de ce qu’il en est ainsi. Il nous individualise et nous sépare pour Lui, pour nous parler de nos péchés, et régler la question de l’éternité avec nous. Il s’assied seul avec nous au puits de Sichar, ou nous voit, nous-mêmes, sous le figuier, ou sent notre propre toucher au milieu de la foule empressée, ou regarde en haut dans le sycomore pour capter notre regard, ou nous rencontre seul hors du camp, ou sur le sol du temple. Sa parole en Jean 3 est semblable à Sa parole en Nombres 21. — « Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». Un regard suffira, mais le regard doit être un acte personnel et individuel. La foi est un acte de l’âme qui a affaire avec Dieu de façon immédiate. Un autre ne peut pas croire pour moi, et des ordonnances ou des ressources religieuses humaines ne peuvent prendre la place de Dieu en relation avec moi. Je dois regarder, et Christ doit être élevé. Chose bénie à dire, Lui et moi avons affaire l’un avec l’autre.

Ainsi en est-il, comme le reflète ce petit récit, et ainsi en est-il dans l’évangile répandu dans tout le monde. Et assurément, ce sont des témoins merveilleux des voies de grâce et de salut que Dieu a opérées envers nous. Dieu n’empêche pas le péché. Il n’a pas annulé non plus le jugement qu’Il y a attaché. Il n’a pas non plus fait de nouveau les choses comme elles étaient auparavant. Il a fait sortir de la ruine quelque chose de meilleur que ce qui avait été ruiné — et Il l’a accompli selon une pure justice, et une manifestation infinie de Son nom et de Sa gloire. C’est la rédemption et la résurrection, la vie en victoire, la vie gagnée par Lui sur le pouvoir de la mort.

Mais je dois méditer plus particulièrement sur le Seigneur Jésus dans l’évangile selon Jean, en relation avec ceci.

Le moment rapporté dans notre récit n’était pas un temps pour autre chose que regarder, et regarder un serpent élevé. Il n’aurait pas convenu, pour un Israélite mordu, de s’occuper d’un autre objet. La mort était devant lui, s’il ne regardait pas là. Et ç’aurait été le service de grâce de tout frère israélite de lui rappeler cet objet, s’il voyait que son œil, ou craignait que ses pensées, était disposé à s’occuper d’un autre.

C’est d’une manière semblable que le Seigneur Lui-même agit avec Nicodème en Jean 3. Nicodème était venu à Lui comme à un docteur. Le Seigneur le tourne immédiatement dans une autre direction, et lui fait savoir qu’il doit venir à Lui comme un Sauveur ou Celui qui donne la vie. Nicodème cherchait de l’instruction. Le Seigneur lui dit qu’il a besoin de vie. Et alors, Il arrange Sa discussion avec lui de manière à retrancher de lui toute pensée et tout objet autre que le serpent d’airain élevé sur une perche dans le désert. Il lui fait savoir, que lui et tous les hommes, comme des Israélites mordus, étaient en chemin vers la mort, mais que le serpent d’airain, le guérisseur ou celui qui donnait la vie, le salut de Dieu, était de nouveau dans le camp, et qu’il fallait de nouveau regarder à lui, que ce regard devait de nouveau s’interposer entre la morsure et la mort, sinon le royaume serait perdu, et le pécheur périrait.

En effet, c’est de cette manière, ou dans l’esprit de Celui qui retirait les yeux de quiconque venait à Lui de tout autre objet que le serpent élevé, que le Seigneur conduit Son ministère tout le long de l’évangile selon Jean. Car Il refuse d’agir dans un autre caractère que celui de Sauveur. Les hommes peuvent venir à Lui dans d’autres relations et pour d’autres buts, mais Il ne les recevra pas. L’un peut faire appel à Lui comme faiseur de miracles, un autre peut Le flatter comme Roi, un autre peut Le faire asseoir sur le trône du jugement, un autre, comme Nicodème, peut venir à Lui comme le révélateur des profondes et mystérieuses leçons du ciel ; mais Il n’accueillait aucun d’eux ; Il ne recevait pas des approches et des appels semblables. Il ne s’engageait dans aucun d’eux. Mais quand un pécheur convaincu vient à Lui ou se tient devant Lui, quand, de cette manière, un Israélite mordu regarde à Lui comme le serpent élevé, le guérisseur désigné par Dieu ou Celui qui fait vivre l’homme, alors Il répond immédiatement, et la vie et le salut sont accordés.

Quelle consolation ! Quelle grâce en Lui, quelle délivrance et quelle bénédiction pour nous ! Quelle joie de rencontrer Dieu dans un tel caractère, et de Le voir ainsi, comme le Jésus de l’évangile selon Jean, se conservant si jalousement dans ce caractère devant nous, refusant d’être reçu dans aucun autre. Son bien-aimé Nicodème suivit une longue et patiente formation, jusqu’à ce qu’il regarde à Lui comme un Israélite mordu. Mais c’est ce qu’il fit à la fin, et alors, il le fit de façon bénie et énergique (voir Jean 19).

Précieuse vérité en effet, et précieux Sauveur, qui nous a pourvu de cela, nous pécheurs ! Le regard qui était prêché il y a si longtemps, au milieu du camp d’Israël dans le désert, au jour de ce chapitre 21 des Nombres, le Seigneur Jésus, le Jéhovah d’Israël et le vrai serpent d’airain, le prêche encore et encore, et avec toute ferveur et zèle, dans l’évangile selon Jean.

Mais encore. — Le Seigneur nous fait savoir de plus, dans le même évangile, comment Il accueille ce regard quand il Lui est donné, et comment Il y répond immédiatement avec la guérison et le salut de Dieu. Remarquez cela dans le cas d’André et de son compagnon, et celui de Nathanaël, dans le premier chapitre. Voyez cet accueil exprimé de façon magnifique et de tout cœur dans Ses actes pleins de grâce envers la Samaritaine, dans le chapitre 4 ; et lisez-le encore, dans Ses paroles à la femme au chapitre 8 ; et écoutez-le dans Ses paroles à Pierre, au chapitre 6, quand Il se tourne vers lui, par-dessus la multitude qui refuse de Lui donner ce regard. Et nous avons un autre témoin de la même chose en Jean 12, 32, quand Il parle de Lui-même de nouveau comme le serpent d’airain élevé, et exulte à la pensée de rassembler tous les hommes à Lui dans ce caractère.

Or ce sont les caractères de la véritable ordonnance que nous n’aurions pas pu trouver dans l’ordonnance typique de Nombres 21. Nous ne trouvons pas là un Israélite, dans la douce affection du Jésus de saint Jean, guidant avec soin et diligence l’œil de son frère mordu vers le serpent élevé. C’était un exercice de cœur affectueux qui était réservé pour le Sauveur Lui-même, dans sa pratique et sa manifestation. Nous ne trouvons pas non plus là (car c’était impossible) le serpent élevé accueillant et encourageant l’œil qui se tournait vers lui. Mais cela aussi était réservé au vrai, au vivant, divin guérisseur des pécheurs ruinés par l’ancien serpent brûlant de la mort. En Lui, nous trouvons ces choses. Et ainsi, dans un sens étendu, on ne nous en avait pas dit la moitié par le type — l’original surpasse la réputation que nous en avions entendue. Heureux ces pauvres pécheurs qui se tiennent devant le serpent d’airain, maintenant élevé devant leurs yeux dans l’évangile selon Jean. Ils obtiennent là la guérison de Dieu, et de même un chaleureux accueil.

Nous avons cependant quelque chose de plus. Nous avons ce même zèle et cette même affection dans le Saint Esprit, comme nous les avons vus dans le Fils. Nous trouvons cela dans l’épître aux Galates. Combien saint Paul est là occupé avec zèle, dans l’Esprit, soit à garder l’œil des Galates sur Christ crucifié, soit à les faire retourner vers cet objet ! Il les effrayerait par la crainte de quelque sortilège. Il les défierait et les reprendrait, et cela de façon brutale. Il éprouvait pour eux une profonde tendresse, et aurait volontiers accepté d’endurer à nouveau les douleurs de l’enfantement pour eux. Il voulait, avec la plus grande affection, leur rappeler les jours passés de bénédiction, et cela en contraste solennel avec le présent. Il raisonne aussi avec eux. Et il leur raconte sa propre histoire, et le but de son cœur à l’égard de ce grand objet, le Christ de Dieu crucifié, le vrai serpent d’airain élevé, comment il avait regardé à Lui, et comment il comptait continuer à Le considérer, à vivre de Lui par la foi, et à se glorifier en Lui.

Tout cela est assurément excellent. L’Esprit dans l’apôtre est en compagnie du Fils de l’évangéliste — et l’ombre est surpassée par la substance. Les affections sont exercées dans les originaux divins, ce que n’auraient jamais pu exprimer les ordonnances typiques.

Découvrons-nous encore un autre secret, pourrais-je demander, quand nous comparons ce chapitre dans les Nombres avec saint Jean ? Oui — la lumière qui y brille, quoiqu’elle soit la même, est encore plus brillante là. Nous découvrons de nouveau cela en Jean 3.

Là, le Seigneur relie ce regard vers le serpent élevé avec la nouvelle naissance. Ce n’avait pas été le cas en Nombres 21 — quoique cela aurait pu en découler. La nouvelle vie éternelle aurait pu être découverte dans l’Israélite qui avait regardé à ce serpent, parce qu’il respirait alors d’une vie de résurrection, qui est la vie éternelle. Il jouissait d’une vie qui lui avait été fournie par Celui qui avait reçu, à sa place, la blessure du serpent ancien, le serpent qui avait le pouvoir de la mort. Quand il regardait, il vivait ; et cette vie était une vie gagnée sur la mort, une vie victorieuse. En principe, c’était la vie éternelle, telle que la puissance guérissante de Dieu, le salut de Dieu, le Fils ressuscité et victorieux, la souffle dans les élus. Je ne dis pas que chaque Israélite qui regardait était introduit dans cette vie éternelle. Il est inutile de le dire ; mais c’en est l’expression — et cela, nous le trouvons, dans sa substance et sa réalité, en Jean 3, et nous sommes instruits par le Seigneur Lui-même à savoir que ce regard de la foi vers le vrai serpent d’airain apporte avec lui la vie éternelle. « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ».

Et cette vérité est clairement enseignée en 1 Pierre 1. « Régénérés », dit l’apôtre inspiré, « non par une semence corruptible, mais [par une semence] incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu ». Et alors, il nous enseigne de plus où trouver cette Parole, où ramasser cette semence de vie éternelle — « Or c’est cette parole qui vous a été annoncée par l’évangile » — l’évangile étant, comme nous le savons, la publication de la vertu du véritable serpent d’airain, l’Agneau de Dieu, le guérisseur des pécheurs détruits par le mensonge du serpent ancien de la mort.