Plus notre compréhension de l’« expiation », ou « réconciliation » (la même chose) sera simple, mieux cela vaudra. Elle implique un changement de condition vis-à-vis de Dieu. Au lieu d’être à distance de Lui, nous sommes approchés — au lieu d’être dans un état d’inimitié, nous sommes en paix avec Lui. Telle est notre condition . Quelque expérience que nous en ayons, notre condition est celle de la paix avec Dieu, quand nous avons reçu la propitiation qui a été accomplie par le sang de la croix.
Mais cette réconciliation, cette condition de paix avec Dieu, repose sur le fait que Dieu trouve Sa satisfaction en ce que Christ a fait pour nous sur la croix. Ma paix avec Dieu dépend de la satisfaction qu’Il a en Christ. Si Dieu ne se reposait pas en Lui et en Son œuvre pour moi, je ne pourrais pas me reposer en Dieu. Si l’exigence de Dieu envers moi, en justice, n’avait pas reçu de réponse, je ne pourrais avoir aucune garantie pour parler de réconciliation, ou prendre en paix ma place devant Dieu. J’étais le débiteur de Dieu — débiteur devant mourir sous le châtiment qu’Il avait justement mis sur le péché. Christ a agi comme ma caution vis-à-vis de Lui. Il a pris en main ma cause comme pécheur. Si Dieu n’avait pas été satisfait concernant mes responsabilités envers Lui, je serais toujours à distance de Lui, Il aurait toujours une question à régler avec moi, une exigence envers moi, et contre moi.
C’est pourquoi je demande : Dieu a-t-Il été satisfait par ce que Christ a fait pour moi ? Je réponds : Oui, car Il me l’a fait savoir par les plus merveilleux, glorieux et magnifiques témoignages qu’on puisse imaginer. Il a proclamé Sa satisfaction dans la croix de Christ, dans Christ le purificateur des péchés, par la bouche des témoins les plus inattaquables qui aient jamais été entendus dans un tribunal où la justice présidait pour examiner un sujet. Il me dit que toutes Ses demandes contre moi comme pécheur, sont complètement et justement réglées.
Le voile déchiré le déclare. Le sépulcre vide le déclare. L’ascension de Christ le déclare. La présence du Saint Esprit ici-bas (don et fruit de la glorification de notre garant) le déclare.
De tels augustes témoignages ont-ils déjà été donnés lors du débat d’une cause ? Des témoins d’une plus haute dignité, ou d’un crédit plus irréfutable, ont-ils jamais été amenés à donner leur déposition ? Des dépositions ont-elles jamais été rendues dans un style plus convaincant ?
Le résultat en est bien pesé. La paix avec Dieu est notre condition, une condition établie par Dieu Lui-même. Car nous invoquons la croix de Christ comme notre titre à la paix, Dieu Lui-même ayant déclaré que Lui et toutes Ses exigences envers nous étaient satisfaits dans et par cette croix. Dieu se repose en Christ, et de même pour nous.
Mon expérience peut être froide et faible. Elle l’est certainement. Elle peut être entachée de doutes et de craintes, et d’autres défauts, dont je devrais avoir honte. Mais ma condition est sûre et forte — tout comme l’est le trône de Dieu. Celui qui purifie des péchés a été ressuscité de la mort par laquelle Il avait répondu aux péchés, et a été élevé jusqu’à ce trône, comme un tel purificateur ; et s’Il peut être déplacé, ainsi doit-il en être du trône où Il est assis. S’Il n’a pas le droit d’être là, la parole, l’appel et la voix de Dieu qui L’ont fait venir et L’ont fait asseoir là, doivent être aussi niés et rejetés. « Ayant été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu » , doit être lu comme établissant notre condition , plutôt que notre expérience . Par la foi dans la mort et la résurrection de l’Agneau de Dieu, nous sommes justifiés, nous sommes dans un état d’acceptation avec Lui, nous tenant dans la justice divine, ou « comme justice de Dieu ». C’est notre état, notre condition devant Lui, notre relation avec Lui. Notre expérience peut ne pas atteindre cette mesure — mais elle est telle ; quoique certainement, notre expérience devrait être comme notre condition.
Mais laissez-moi considérer une petite particularité en Exode 30 .
L’ordonnance de l’argent de l’expiation nous dit que Dieu rend Ses élus propres pour Lui-même, seulement comme un peuple racheté . Et certainement, nous savons qu’il en est ainsi. Si nous n’étions pas rachetés, nous ne Lui appartiendrions pas. Si nous ne sommes pas dans la valeur du sang de Christ, nous ne sommes pas comptés pour Lui comme le lot de Son héritage, ou comme Lui appartenant[1] .
Avant l’institution de cette ordonnance, c’était une vérité reconnue. C’étaient les premiers-nés, de l’homme ou de la bête, qui étaient à Lui, dans le pays d’Égypte, parce que c’était le premier-né qui avait été racheté (Ex. 12 et 13 ). Et après ce temps, dans les jours du Nouveau Testament, nous apprenons la même chose. Le Seigneur Jésus dit à Pierre : « Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi » (Jean 13 ). Et assurément, répéterais-je, nous savons qu’il en est ainsi ; seulement nous le trouvons ici, parmi un millier d’autres, dans la bouche de ces trois témoins ; par le témoignage de la Pâque, par le témoignage de cette ordonnance de l’argent de la propitiation ; et par la parole de son Seigneur à Pierre en Jean 13 .
Mais cette ordonnance nous dit non seulement que nous devons ainsi nous trouver parmi le peuple de Dieu, en étant un peuple racheté — un peuple qui fait mention devant Lui du sang de Christ, et de lui seulement, amenant avec lui en Sa présence l’argent de l’expiation, et cela seul — mais elle nous dit aussi que Lui-même a fixé et établi ce que devait être cette rançon ou cet argent de l’expiation.
C’est plein de consolation, quand nous y pensons. Nous apprenons de la part de Dieu tout au sujet de la manière de venir à Lui. Nous n’avons pas à raisonner à ce sujet, mais à accepter Son explication de l’affaire dans tous ses aspects. Tout Israélite devait se présenter devant Dieu avec son demi-sicle, qui était appelé « l’argent de la propitiation ». Qu’il soit riche ou pauvre ne faisait aucune différence. Il n’avait pas à estimer lui-même son offrande, le Seigneur avait prescrit et établi ce qu’elle devait être. Et chacun et tous apparaissaient ensemble en vertu d’une seule et même rançon.
De sorte que nous en tirons ces conclusions, en toute clarté, décision et simplicité. C’est le bon plaisir divin, et la révélation assurée de Dieu, que Dieu a Son peuple avec Lui et devant Lui uniquement comme un peuple racheté — le prix, la qualité et le montant de la rançon étant entièrement établis par Lui, de sorte qu’ils n’avaient pas à objecter ou poser de question, quels qu’ils soient, riches ou pauvres — et de manière à ce que par là, tout Son peuple soit non seulement ainsi réconcilié et amené à Lui, mais lié en un seul et même salut, et animé par une seule et même source de triomphe et d’exultation.
La conscience d’un pécheur, instruit par l’Écriture, peut donc s’encourager dans ces pensées et ces assurances. Le véritable demi-sicle, le vrai argent pour la propitiation, qui est « le sang de l’Agneau », est la considération, la considération pleine, adéquate, établie, sur laquelle repose l’alliance de paix. C’est une rançon juste . Dieu est juste quand Il justifie le pécheur qui s’y confie. Le Seigneur Lui-même en dit : « Ceci est la nouvelle alliance en mon sang » . Il est appelé « le sang de l’alliance éternelle », et il nous est prêché qu’en vertu de lui, Dieu, comme « le Dieu de paix », a « ramené d’entre les morts le Seigneur Jésus, ce grand pasteur des brebis« , un pasteur-sauveur pour les pécheurs (Héb. 13, 20 ).
Et je pourrais ajouter à ceci, et à ce que j’ai déjà dit, que l’adéquation de ce demi-sicle mystique, ce précieux sang de l’expiation, est magnifiquement présenté en contraste avec l’insuffisance de tous les autres sacrifices, en Hébreux 10, 1 à 18 .
L’insuffisance de toutes les offrandes lévitiques, est conclue là d’après le témoignage qu’elles portaient elles-mêmes. Ils sont jugés par ce qui sort de leur propre bouche — et aucun jugement ne peut être d’une qualité plus élevée que celui-ci. Ainsi, le fait que celui qui faisait ces offrandes, le sacrificateur dans le tabernacle lévitique, se tenait seul devant Dieu, ayant à sortir ensuite de la présence divine, afin de répéter le même sacrifice au temps désigné. — Le fait qu’une telle répétition était faite d’année en année, conservant ainsi le péché , et non sa rémission, dans le souvenir . La confession solennelle de l’insuffisance de ces sacrifices ou offrandes, par Christ Lui-même, quand, dans le rouleau du livre, Il vint se présenter comme prêt à faire la volonté de Dieu, dans la cause des pécheurs. — Et puis, l’impossibilité de la chose elle-même, que le sang de taureaux et de boucs puisse ôter le péché.
En contraste avec cela, nous trouvons l’adéquation du sang de Christ, témoignée et conclue de façon frappante. — Le fait qu’Il est assis dans le sanctuaire céleste, comme ayant satisfait Dieu par le sacrifice qu’Il a offert, et en conséquence accepté et bienvenu, et à qui il a été accordé de prendre place pour toujours devant Dieu comme le purificateur des péchés. — Le fait aussi, qu’Il est maintenant occupé des pensées et des attentes de Son royaume à venir, n’ayant plus besoin de penser au péché et à son expiation, comme Il l’avait fait, au rouleau du livre, ou dans le jour de l’établissement des conditions de l’alliance éternelle. — Et le fait supplémentaire, que le Saint Esprit, dans la nouvelle alliance qui est scellée par le sang de Christ, parle de rémission des péchés ; non comme le faisaient les sacrificateurs lévitiques sur les sacrifices qu’ils offraient, parlant de son souvenir .
Tout cela est encourageant et rassurant. Mais je dois ajouter une autre chose. L’adéquation du vrai demi-sicle, le véritable argent de l’expiation, ne doit pas reposer simplement sur le fait qu’il a été désigné par Dieu, mais sur Sa propre nature . Il est désigné par Dieu à cause de Sa nature, à cause de son adéquation intrinsèque. C’est un demi-sicle « du sanctuaire », ayant été pesé dans les balances du lieu très saint, et trouvé d’une pleine valeur devant le trône de Dieu. Nous ne devons pas dire que le sang de l’Agneau est le moyen désigné , comme si Dieu aurait pu en choisir ou en prendre un autre. Nous devons plutôt dire que c’est le seul moyen, car dans ce sacrifice, mais en lui seul, Dieu est juste, et Celui qui justifie les pécheurs. C’est le prix, le seul prix, qui mesure la dette, qui satisfait les balances du sanctuaire, et qui donne au pécheur une réponse pour le trône de la justice. Mystère béni ! — il fait tout cela. De sorte que l’apôtre se perd en admiration, en contemplant ce grand spectacle, tandis qu’il médite sur ce sacrifice qui a la vertu d’une « pureté irréprochable » et de « l’Esprit éternel » en lui. Nous le voyons traiter avec un certain mépris et indignité la pensée du sang de taureaux et de boucs ; disant : « Il n’est pas possible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés« . Mais avec ferveur d’esprit, comme quelqu’un qui se perdait en admiration, amour et louange, en regardant à la croix de Christ, il dit : « Combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant » (Héb. 9, 14 ; 10, 4 ).
Hébreux
10 ◊ 1 Car la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent. ◊ 2 Autrement n’eussent-ils pas cessé d’être offerts, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de péchés ? ◊ 3 Mais il y a dans ces [sacrifices], chaque année, un acte remémoratif de péchés. ◊ 4 Car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés. ◊ 5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. ◊ 6 Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; ◊ 7 alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté ». ◊ 8 Ayant dit plus haut : « Tu n’as pas voulu de sacrifices, ni d’offrandes, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n’y as pas pris plaisir » — lesquels sont offerts selon la loi, ◊ 9 — alors il dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Il ôte le premier afin d’établir le second. ◊ 10 C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes. ◊ 11 — Et tout sacrificateur se tient debout chaque jour, faisant le service et offrant souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés ; ◊ 12 mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, ◊ 13 attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». ◊ 14 Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. ◊ 15 Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : ◊ 16 « C’est ici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai aussi sur leurs entendements », ◊ 17 [il dit] : « Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 18 Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché.
◊ 19 Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, ◊ 20 par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, ◊ 21 et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu, ◊ 22 approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. ◊ 23 Retenons la confession de notre espérance sans chanceler, car celui qui a promis est fidèle ; ◊ 24 et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres, ◊ 25 n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude [de faire], mais nous exhortant [l’un l’autre], et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher. ◊ 26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, ◊ 27 mais une certaine attente terrible de jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires. ◊ 28 Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur [la déposition de] deux ou [de] trois témoins : ◊ 29 d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l’Esprit de grâce ? ◊ 30 Car nous connaissons celui qui a dit : « À moi la vengeance ; moi je rendrai, dit le *Seigneur » ; et encore : « Le *Seigneur jugera son peuple ». ◊ 31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant !
◊ 32 Mais rappelez dans votre mémoire les jours précédents, dans lesquels, ayant été éclairés, vous avez enduré un grand combat de souffrances, ◊ 33 soit en ce que vous avez été offerts en spectacle par des opprobres et des afflictions, soit en ce que vous vous êtes associés à ceux qui ont été ainsi traités. ◊ 34 Car vous avez montré de la sympathie pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents. ◊ 35 Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense. ◊ 36 Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises. ◊ 37 Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. ◊ 38 Or le juste vivra de foi ; et : Si [quelqu’un] se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». ◊ 39 Mais pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l’âme.
Hébreux
13 ◊ 1 Que l’amour fraternel demeure. ◊ 2 N’oubliez pas l’hospitalité ; car par elle quelques-uns, à leur insu, ont logé des anges. ◊ 3 Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez liés avec eux, de ceux qui sont maltraités, comme étant vous-mêmes aussi dans le corps. ◊ 4 Que le mariage soit [tenu] en honneur à tous égards, et le lit sans souillure ; mais Dieu jugera les fornicateurs et les adultères. ◊ 5 Que votre conduite soit sans avarice, étant contents de ce que vous avez présentement ; car lui-même a dit : « Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point » ; ◊ 6 en sorte que, pleins de confiance, nous disions : « Le *Seigneur est mon aide et je ne craindrai point : que me fera l’homme ? ».
◊ 7 Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu, et, considérant l’issue de leur conduite, imitez leur foi.
◊ 8 Jésus Christ est le même, hier, et aujourd’hui, et éternellement. ◊ 9 Ne soyez pas séduits par des doctrines diverses et étrangères, car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, non par les viandes, lesquelles n’ont pas profité à ceux qui y ont marché. ◊ 10 Nous avons un autel dont ceux qui servent le tabernacle n’ont pas le droit de manger ; ◊ 11 car les corps des animaux dont le sang est porté, pour le péché, dans les lieux saints, par le souverain sacrificateur, sont brûlés hors du camp. ◊ 12 C’est pourquoi aussi Jésus, afin qu’il sanctifiât le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. ◊ 13 Ainsi donc, sortons vers lui hors du camp, portant son opprobre ; ◊ 14 car nous n’avons pas ici de cité permanente, mais nous recherchons celle qui est à venir. ◊ 15 Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom. ◊ 16 Mais n’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices.
◊ 17 Obéissez à vos conducteurs et soyez soumis, car ils veillent pour vos âmes, comme ayant à rendre compte ; afin qu’ils fassent cela avec joie, et non en gémissant, car cela ne vous serait pas profitable.
◊ 18 Priez pour nous, car nous croyons que nous avons une bonne conscience, désirant de nous bien conduire en toutes choses. ◊ 19 Mais je vous prie d’autant plus instamment de faire cela, afin que je vous sois rendu plus tôt.
◊ 20 Or le Dieu de paix qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, dans [la puissance du] sang de l’alliance éternelle, notre seigneur Jésus, ◊ 21 vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 22 Or je vous exhorte, frères, à supporter la parole d’exhortation, car ce n’est qu’en peu de mots que je vous ai écrit.
◊ 23 Sachez que notre frère Timothée a été mis en liberté : s’il vient bientôt, je vous verrai avec lui. ◊ 24 Saluez tous vos conducteurs et tous les saints. Ceux d’Italie vous saluent. ◊ 25 Que la grâce soit avec vous tous ! Amen.
Romains
5 ◊ 1 Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ, ◊ 2 par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.
◊ 3 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, ◊ 4 et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; ◊ 5 et l’espérance ne rend point honteux, parce que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. ◊ 6 Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies. ◊ 7 Car à peine, pour un juste, quelqu’un mourra-t-il, (car pour l’homme de bien, peut-être, quelqu’un se résoudrait même à mourir) ; ◊ 8 mais Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. ◊ 9 Beaucoup plutôt donc, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui. ◊ 10 Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, beaucoup plutôt, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
◊ 11 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation.
◊ 12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… ◊ 13 (car jusqu’à [la] loi [le] péché était dans le monde ; mais [le] péché n’est pas mis en compte quand il n’y a pas de loi ; ◊ 14 mais la mort régna depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui ne péchèrent pas selon la ressemblance de la transgression d’Adam, qui est la figure de celui qui devait venir. ◊ 15 Mais n’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ? car si, par la faute d’un seul, plusieurs sont morts, beaucoup plutôt la grâce de Dieu et le don ont abondé envers plusieurs, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ. ◊ 16 Et n’en est-il pas du don comme [de ce qui est arrivé] par un seul qui a péché ? car le jugement vient d’un seul en condamnation, — mais le don de grâce, de plusieurs fautes, en justification. ◊ 17 Car si, par la faute d’un seul, la mort a régné par un seul, beaucoup plutôt ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice, régneront-ils en vie par un seul, Jésus Christ) ; ◊ 18 ainsi donc, comme par une seule faute [les conséquences de cette faute furent] envers tous les hommes en condamnation, ainsi aussi par une seule justice [les conséquences de cette justice furent] envers tous les hommes en justification de vie. ◊ 19 Car comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été constitués pécheurs, ainsi aussi par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes. ◊ 20 Or [la] loi est intervenue afin que la faute abondât ; mais là où le péché abondait, la grâce a surabondé, ◊ 21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi aussi la grâce régnât par [la] justice pour [la] vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.
Psaumes
147 ◊ 1 Louez Jah ! car c’est une chose bonne. Chantez les louanges de notre Dieu ! car c’est une chose agréable. La louange est bienséante.
◊ 2 * L’Éternel bâtit Jérusalem ; il rassemble les exilés d’Israël.
◊ 3 C’est lui qui guérit ceux qui ont le cœur brisé, et qui bande leurs plaies ;
◊ 4 Qui compte le nombre des étoiles : à elles toutes il donne des noms.
◊ 5 Notre Seigneur est grand et d’une grande puissance ; son intelligence est sans bornes.
◊ 6 L’Éternel affermit les débonnaires ; il renverse les méchants jusqu’en terre.
◊ 7 * Chantez à l’Éternel avec actions de grâces, psalmodiez sur la harpe à notre Dieu,
◊ 8 Qui couvre de nuages les cieux, qui prépare la pluie pour la terre, qui fait germer l’herbe sur les montagnes ;
◊ 9 Qui donne la nourriture au bétail, [et] aux petits du corbeau qui crient.
◊ 10 Il ne trouve pas son plaisir en la force du cheval, il ne se complaît pas aux jambes de l’homme.
◊ 11 Le plaisir de l’Éternel est en ceux qui le craignent, en ceux qui s’attendent à sa bonté.
◊ 12 * Jérusalem, célèbre l’Éternel ! Sion, loue ton Dieu !
◊ 13 Car il rend fortes les barres de tes portes ; il bénit tes fils au milieu de toi ;
◊ 14 Il met la paix dans tes confins ; il te rassasie de la moelle du froment ;
◊ 15 Il envoie ses oracles sur la terre : sa parole court avec vitesse.
◊ 16 C’est lui qui donne la neige comme de la laine, qui répand la gelée blanche comme de la cendre ;
◊ 17 Il jette sa glace comme par morceaux : qui peut subsister devant son froid ?
◊ 18 Il envoie sa parole et les fait fondre ; il fait souffler son vent : les eaux coulent.
◊ 19 Il annonce ses paroles à Jacob, ses statuts et ses ordonnances à Israël.
◊ 20 Il n’a fait ainsi à aucune nation ; et ses ordonnances, elles ne les ont pas connues. Louez Jah !
Hébreux
9 ◊ 1 La première donc avait aussi des ordonnances pour le culte, et le sanctuaire, un [sanctuaire] terrestre. ◊ 2 Car un tabernacle fut construit, — le premier, qui est appelé saint, dans lequel était le chandelier, et la table, et la proposition des pains ; ◊ 3 et, après le second voile, un tabernacle qui est appelé saint des saints, ◊ 4 ayant l’encensoir d’or, et l’arche de l’alliance entièrement couverte d’or tout autour, dans laquelle était la cruche d’or qui renfermait la manne, et la verge d’Aaron qui avait bourgeonné, et les tables de l’alliance ; ◊ 5 et, au-dessus de l’arche, des chérubins de gloire ombrageant le propitiatoire ; sur quoi nous n’avons pas à parler dans ce moment en détail.
◊ 6 Or ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs entrent constamment dans le premier tabernacle, accomplissant le service ; ◊ 7 mais, dans le second, le seul souverain sacrificateur, une fois l’an, non sans du sang qu’il offre pour lui-même et pour les fautes du peuple, ◊ 8 l’Esprit Saint indiquant ceci : le chemin des lieux saints n’a pas encore été manifesté, tandis que le premier tabernacle a encore sa place, ◊ 9 lequel est une figure pour le temps présent, dans lequel sont offerts des dons et des sacrifices qui ne peuvent pas rendre parfait quant à la conscience celui qui rend le culte, ◊ 10 [culte qui consiste] seulement en viandes, en breuvages, en diverses ablutions, ordonnances charnelles imposées jusqu’au temps du redressement. ◊ 11 Mais Christ étant venu, souverain sacrificateur des biens à venir, par le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas fait de main, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création, ◊ 12 et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle. ◊ 13 Car si le sang de boucs et de taureaux, — et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés, — sanctifie pour la pureté de la chair, ◊ 14 combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant ! ◊ 15 Et c’est pourquoi il est médiateur d’une nouvelle alliance, en sorte que, la mort étant intervenue pour la rançon des transgressions qui étaient sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel qui a été promis. ◊ 16 (Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur intervienne ; ◊ 17 car un testament est valide lorsque la mort est intervenue, puisqu’il n’a pas de force tant que le testateur vit.) ◊ 18 De là vient qu’aussi la première [alliance] n’a pas été inaugurée sans du sang. ◊ 19 Car chaque commandement, pour ce qui concerne la loi, ayant été proclamé par Moïse à tout le peuple, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau et de la laine écarlate et de l’hysope, et en fit aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, ◊ 20 en disant : « C’est ici le sang de l’alliance que Dieu vous a ordonnée ». ◊ 21 Et, de la même manière, il fit aspersion du sang sur le tabernacle aussi et sur tous les ustensiles du service. ◊ 22 Et presque toutes choses sont purifiées par du sang, selon la loi ; et sans effusion de sang il n’y a pas de rémission. ◊ 23 Il était donc nécessaire que les images des choses qui sont dans les cieux fussent purifiées par de telles choses, mais que les choses célestes elles-mêmes le fussent par de meilleurs sacrifices que ceux-là. ◊ 24 Car le Christ n’est pas entré dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu, ◊ 25 — ni, non plus, afin de s’offrir lui-même plusieurs fois, ainsi que le souverain sacrificateur entre dans les lieux saints chaque année avec un sang autre [que le sien] ◊ 26 (puisque [dans ce cas] il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la fondation du monde) ; mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice. ◊ 27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, — et après cela [le] jugement, ◊ 28 ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l’attendent.
Exode
12 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron dans le pays d’Égypte, disant : ◊ 2 Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année. ◊ 3 Parlez à toute l’assemblée d’Israël, disant : Au dixième [jour] de ce mois, vous prendrez chacun un agneau par maison de père, un agneau par maison. ◊ 4 Et si la maison est trop peu nombreuse pour un agneau, que lui et son voisin le plus rapproché de sa maison, le prennent, selon le nombre des âmes ; vous compterez pour l’agneau d’après ce que chacun peut manger. ◊ 5 Vous aurez un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an ; vous le prendrez d’entre les moutons ou d’entre les chèvres ; ◊ 6 et vous le tiendrez en garde jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; et toute la congrégation de l’assemblée d’Israël l’égorgera entre les deux soirs. ◊ 7 Et ils prendront de son sang, et en mettront sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte, aux maisons dans lesquelles ils le mangeront ; ◊ 8 et ils en mangeront la chair cette nuit-là ; ils la mangeront rôtie au feu, avec des pains sans levain, et des herbes amères. ◊ 9 Vous n’en mangerez pas qui soit à demi cuit ou qui ait été cuit dans l’eau, mais rôti au feu : la tête, et les jambes, et l’intérieur. ◊ 10 Et vous n’en laisserez rien de reste jusqu’au matin ; et ce qui en resterait jusqu’au matin, vous le brûlerez au feu. ◊ 11 Et vous le mangerez ainsi : vos reins ceints, vos sandales à vos pieds, et votre bâton en votre main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la pâque de l’Éternel. ◊ 12 Et je passerai par le pays d’Égypte cette nuit-là, et je frapperai tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis l’homme jusqu’aux bêtes, et j’exercerai des jugements sur tous les dieux de l’Égypte. Je suis l’Éternel. ◊ 13 Et le sang vous sera pour signe sur les maisons où vous serez ; et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie à destruction au milieu de vous, quand je frapperai le pays d’Égypte. ◊ 14 Et ce jour-là vous sera en mémorial, et vous le célébrerez comme une fête à l’Éternel ; vous le célébrerez en vos générations comme un statut perpétuel. ◊ 15 Pendant sept jours vous mangerez des pains sans levain : dès le premier jour, vous ôterez le levain de vos maisons ; car quiconque mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, cette âme-là sera retranchée d’Israël. ◊ 16 Et le premier jour vous aurez une sainte convocation, et le septième jour une sainte convocation ; il ne se fera aucune œuvre en ces jours-là ; seulement ce que chacun mangera, cela seul se fera par vous.
◊ 17 Et vous garderez la fête des pains sans levain, car en ce même jour j’ai fait sortir vos armées du pays d’Égypte ; et vous garderez ce jour-là en vos générations, comme un statut perpétuel. ◊ 18 Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain, jusqu’au vingt et unième jour du mois, au soir. ◊ 19 Pendant sept jours il ne se trouvera point de levain dans vos maisons ; car quiconque mangera de ce qui est levé, cette âme-là sera retranchée de l’assemblée d’Israël, étranger ou Israélite de naissance. ◊ 20 Vous ne mangerez rien de levé ; dans toutes vos habitations vous mangerez des pains sans levain.
◊ 21 Et Moïse appela tous les anciens d’Israël, et leur dit : Tirez à part et prenez du menu bétail selon vos familles, et égorgez la pâque. ◊ 22 Et vous prendrez un bouquet d’hysope, et vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin ; et du sang qui sera dans le bassin, vous aspergerez le linteau et les deux poteaux ; et nul d’entre vous ne sortira de la porte de sa maison, jusqu’au matin. ◊ 23 Car l’Éternel passera pour frapper les Égyptiens ; et il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, et l’Éternel passera par-dessus la porte, et ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper. ◊ 24 Et vous garderez cela comme un statut pour toi et pour tes enfants, à toujours. ◊ 25 Et lorsque vous serez entrés dans le pays que l’Éternel vous donnera, comme il l’a dit, il arrivera que vous garderez ce service. ◊ 26 Et quand vos enfants vous diront : Que signifie pour vous ce service ? ◊ 27 il arrivera que vous direz : C’est le sacrifice de la pâque à l’Éternel, qui passa par-dessus les maisons des fils d’Israël en Égypte, lorsqu’il frappa les Égyptiens et qu’il préserva nos maisons.
Et le peuple s’inclina, et ils se prosternèrent. ◊ 28 Et les fils d’Israël s’en allèrent, et firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi. ◊ 29 Et il arriva, au milieu de la nuit, que l’Éternel frappa tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né du Pharaon qui était assis sur son trône, jusqu’au premier-né du captif qui était dans la maison de la fosse, et tout premier-né des bêtes. ◊ 30 Et le Pharaon se leva de nuit, lui et tous ses serviteurs, et toute l’Égypte ; et il y eut un grand cri en Égypte, car il n’y avait pas de maison où il n’y eût un mort. ◊ 31 Et il appela Moïse et Aaron de nuit, et dit : Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, tant vous que les fils d’Israël, et allez-vous-en, servez l’Éternel, comme vous l’avez dit ; ◊ 32 prenez votre menu bétail et votre gros bétail, comme vous l’avez dit, et allez-vous-en, et bénissez-moi aussi. ◊ 33 Et les Égyptiens pressaient le peuple, pour le renvoyer du pays en hâte ; car ils disaient : Nous sommes tous morts. ◊ 34 Et le peuple prit sa pâte avant qu’elle fût levée, ayant leurs huches liées dans leurs vêtements sur leurs épaules. ◊ 35 Et les fils d’Israël firent selon la parole de Moïse, et demandèrent aux Égyptiens des objets d’argent, et des objets d’or, et des vêtements. ◊ 36 Et l’Éternel fit que le peuple trouva faveur aux yeux des Égyptiens, qui accordèrent leurs demandes ; et ils dépouillèrent les Égyptiens.
◊ 37 Et les fils d’Israël partirent de Ramsès pour Succoth, environ six cent mille hommes de pied, les hommes faits, sans les petits enfants ; ◊ 38 et aussi un grand amas de gens monta avec eux, et du menu et du gros bétail, des troupeaux en très grand nombre. ◊ 39 Et ils cuisirent en gâteaux sans levain la pâte qu’ils avaient emportée d’Égypte ; car elle n’avait pas levé, parce qu’ils avaient été chassés d’Égypte et n’avaient pu tarder ; ils ne s’étaient pas fait non plus de provisions.
◊ 40 Et l’habitation des fils d’Israël qui avaient habité en Égypte, fut de quatre cent trente ans. ◊ 41 Et il arriva, au bout de quatre cent trente ans, il arriva, en ce même jour, que toutes les armées de l’Éternel sortirent du pays d’Égypte. ◊ 42 C’est une nuit à garder pour l’Éternel, parce qu’il les a fait sortir du pays d’Égypte ; — cette nuit-là est à garder pour l’Éternel par tous les fils d’Israël, en leurs générations.
◊ 43 Et l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : C’est ici le statut de la Pâque : Aucun étranger n’en mangera ; ◊ 44 mais tout esclave, homme acheté à prix d’argent, tu le circonciras ; alors il en mangera. ◊ 45 L’habitant et l’homme à gages n’en mangeront point. ◊ 46 Elle sera mangée dans une même maison ; tu n’emporteras point de sa chair hors de la maison, et vous n’en casserez pas un os. ◊ 47 Toute l’assemblée d’Israël la fera. ◊ 48 Et si un étranger séjourne chez toi, et veut faire la Pâque à l’Éternel, que tout mâle qui est à lui soit circoncis ; et alors il s’approchera pour la faire, et sera comme l’Israélite de naissance ; mais aucun incirconcis n’en mangera. ◊ 49 Il y aura une même loi pour l’Israélite de naissance et pour l’étranger qui séjourne parmi vous. ◊ 50 Et tous les fils d’Israël firent comme l’Éternel avait commandé à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi.
◊ 51 Et il arriva, en ce même jour, que l’Éternel fit sortir les fils d’Israël du pays d’Égypte, selon leurs armées.
13 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Sanctifie-moi tout premier-né, tout ce qui ouvre la matrice parmi les fils d’Israël, tant des hommes que des bêtes ; il est à moi. ◊ 3 Et Moïse dit au peuple : Souvenez-vous de ce jour, auquel vous êtes sortis d’Égypte, de la maison de servitude, car l’Éternel vous en a fait sortir à main forte ; et on ne mangera point de pain levé. ◊ 4 Vous sortez aujourd’hui, au mois d’Abib. ◊ 5 Et quand l’Éternel t’aura fait entrer dans le pays du Cananéen, du Héthien, de l’Amoréen, du Hévien, et du Jébusien, qu’il a juré à tes pères de te donner, pays ruisselant de lait et de miel, il arrivera que tu feras ce service en ce mois-ci. ◊ 6 Pendant sept jours tu mangeras des pains sans levain, et le septième jour il y aura une fête à l’Éternel. ◊ 7 On mangera pendant les sept jours des pains sans levain ; et il ne se verra point chez toi de pain levé, et il ne se verra point de levain chez toi, dans tous tes confins. ◊ 8 Et tu raconteras [ces choses] à ton fils, en ce jour-là, disant : C’est à cause de ce que l’Éternel m’a fait quand je sortis d’Égypte. ◊ 9 Et cela te sera un signe sur ta main, et un mémorial entre tes yeux, afin que la loi de l’Éternel soit en ta bouche, car l’Éternel t’a fait sortir d’Égypte à main forte. ◊ 10 Et tu garderas ce statut en sa saison, d’année en année. ◊ 11 Et il arrivera, quand l’Éternel t’aura fait entrer dans le pays du Cananéen, comme il l’a juré à toi et à tes pères, et qu’il te l’aura donné, ◊ 12 que tu consacreras à l’Éternel tout ce qui ouvre la matrice, et tout ce qui ouvre la portière des bêtes qui t’appartiendront : les mâles seront à l’Éternel. ◊ 13 Et tout premier fruit des ânes, tu le rachèteras avec un agneau ; et si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Et tout premier-né des hommes parmi tes fils, tu le rachèteras. ◊ 14 Et quand ton fils t’interrogera à l’avenir, disant : Qu’est-ce que ceci ? alors tu lui diras : À main forte l’Éternel nous a fait sortir d’Égypte, de la maison de servitude. ◊ 15 Et il arriva, quand le Pharaon s’obstinait à ne pas nous laisser aller, que l’Éternel tua tous les premiers-nés dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né des hommes jusqu’au premier-né des bêtes ; c’est pourquoi je sacrifie à l’Éternel tout ce qui ouvre la matrice, les mâles, et je rachète tout premier-né de mes fils. ◊ 16 Et ce sera un signe sur ta main et un fronteau entre tes yeux, car à main forte l’Éternel nous a fait sortir d’Égypte.
◊ 17 * Et il arriva, quand le Pharaon laissa aller le peuple, que Dieu ne les conduisit pas par le chemin du pays des Philistins, qui est pourtant proche ; car Dieu dit : De peur que le peuple ne se repente lorsqu’ils verront la guerre, et qu’ils ne retournent en Égypte. ◊ 18 Et Dieu fit faire un détour au peuple par le chemin du désert de la mer Rouge ; et les fils d’Israël montèrent en ordre de bataille hors du pays d’Égypte. ◊ 19 Et Moïse prit les os de Joseph avec lui, car il avait expressément fait jurer les fils d’Israël, disant : Certainement Dieu vous visitera ; et vous ferez monter mes os d’ici avec vous. ◊ 20 Et ils partirent de Succoth, et campèrent à Étham, à l’extrémité du désert. ◊ 21 Et l’Éternel allait devant eux, de jour dans une colonne de nuée pour les conduire par le chemin, et de nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit : ◊ 22 la colonne de nuée ne se retira point, le jour, ni la colonne de feu, la nuit, de devant le peuple.
Jean
13 ◊ 1 Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. ◊ 2 Et pendant qu’ils étaient à souper, le diable ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, [fils] de Simon, de le livrer, ◊ 3 — [Jésus], sachant que le Père lui avait mis toutes choses entre les mains, et qu’il était venu de Dieu, et s’en allait à Dieu, ◊ 4 se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. ◊ 5 Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. ◊ 6 Il vient donc à Simon Pierre ; et celui-ci lui dit : Seigneur, me laves-tu, toi, les pieds ? ◊ 7 Jésus répondit et lui dit : Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le sauras dans la suite. ◊ 8 Pierre lui dit : Tu ne me laveras jamais les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi. ◊ 9 Simon Pierre lui dit : Seigneur, non pas mes pieds seulement, mais aussi mes mains et ma tête. ◊ 10 Jésus lui dit : Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net ; et vous, vous êtes nets, mais non pas tous. ◊ 11 Car il savait qui le livrerait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous nets.
◊ 12 Quand donc il eut lavé leurs pieds et qu’il eut repris ses vêtements, s’étant remis à table, il leur dit : Savez-vous ce que je vous ai fait ? ◊ 13 Vous m’appelez maître et seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; ◊ 14 si donc moi, le seigneur et le maître, j’ai lavé vos pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. ◊ 15 Car je vous ai donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, moi, vous aussi vous fassiez. ◊ 16 En vérité, en vérité, je vous dis : L’esclave n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. ◊ 17 Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites. ◊ 18 Je ne parle pas de vous tous ; moi, je connais ceux que j’ai choisis ; mais c’est afin que l’écriture soit accomplie : « Celui qui mange le pain avec moi a levé son talon contre moi ». ◊ 19 Je vous le dis dès maintenant, avant que cela arrive, afin que, quand ce sera arrivé, vous croyiez que c’est moi. ◊ 20 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui reçoit quelqu’un que j’envoie, me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.
◊ 21 Ayant dit ces choses, Jésus fut troublé dans [son] esprit, et rendit témoignage et dit : En vérité, en vérité, je vous dis que l’un d’entre vous me livrera. ◊ 22 Les disciples se regardaient donc les uns les autres, étant en perplexité, [ne sachant] de qui il parlait. ◊ 23 Or l’un d’entre ses disciples, que Jésus aimait, était à table dans le sein de Jésus. ◊ 24 Simon Pierre donc lui fait signe de demander lequel était celui dont il parlait. ◊ 25 Et lui, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, lequel est-ce ? ◊ 26 Jésus répond : C’est celui à qui moi je donnerai le morceau après l’avoir trempé. Et ayant trempé le morceau, il le donne à Judas Iscariote, [fils] de Simon. ◊ 27 Et après le morceau, alors Satan entra en lui. Jésus donc lui dit : Ce que tu fais, fais-le promptement. ◊ 28 Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui avait dit cela ; ◊ 29 car quelques-uns pensaient que, puisque Judas avait la bourse, Jésus lui avait dit : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête ; ou, qu’il donnât quelque chose aux pauvres. ◊ 30 Ayant donc reçu le morceau, il sortit aussitôt ; or il était nuit.
◊ 31 Lors donc qu’il fut sorti, Jésus dit : Maintenant le fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. ◊ 32 Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même ; et incontinent il le glorifiera. ◊ 33 Enfants, je suis encore pour un peu de temps avec vous : vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi maintenant à vous. ◊ 34 Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre. ◊ 35 À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous. ◊ 36 Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus lui répondit : Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant, mais tu me suivras plus tard. ◊ 37 Pierre lui dit : Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je laisserai ma vie pour toi. ◊ 38 Jésus répond : Tu laisseras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te dis : Le coq ne chantera point, que tu ne m’aies renié trois fois.
Exode
30 ◊ 1 * Et tu feras un autel pour faire fumer l’encens ; tu le feras de bois de sittim ; ◊ 2 sa longueur sera d’une coudée, et sa largeur d’une coudée ; il sera carré ; et sa hauteur sera de deux coudées ; ses cornes seront [tirées] de lui. ◊ 3 Et tu le plaqueras d’or pur, le dessus et ses parois, tout autour, et ses cornes. Et tu lui feras un couronnement d’or tout autour ; ◊ 4 et tu lui feras deux anneaux d’or au-dessous de son couronnement, sur ses deux côtés ; tu les feras à ses deux coins, et ils serviront à recevoir les barres, pour le porter par elles ; ◊ 5 et tu feras les barres de bois de sittim, et tu les plaqueras d’or. ◊ 6 Et tu le mettras vis-à-vis du voile qui est devant l’arche du témoignage, vis-à-vis du propitiatoire qui est sur le témoignage, où je me rencontrerai avec toi. ◊ 7 Et Aaron y fera fumer l’encens des drogues odoriférantes ; chaque matin, il le fera fumer quand il arrangera les lampes. ◊ 8 Et quand Aaron allumera les lampes, entre les deux soirs, il le fera fumer, — un encens continuel devant l’Éternel, en vos générations. ◊ 9 Vous n’y brûlerez pas d’encens étranger, ni d’holocauste, ni d’offrande de gâteau ; et vous n’y verserez pas de libation. ◊ 10 Et Aaron fera propitiation pour les cornes de l’autel une fois l’an ; il fera propitiation pour l’autel une fois l’an, en vos générations, avec le sang du sacrifice de péché des propitiations. C’est une chose très sainte à l’Éternel.
◊ 11 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 12 Quand tu relèveras le nombre des fils d’Israël selon leur dénombrement, ils donneront chacun une rançon de son âme à l’Éternel, lorsque tu en feras le dénombrement, afin qu’il n’y ait pas de plaie au milieu d’eux quand tu en feras le dénombrement. ◊ 13 Voici ce que donneront tous ceux qui passeront par le dénombrement : un demi-sicle, selon le sicle du sanctuaire, à vingt guéras le sicle, un demi-sicle en offrande à l’Éternel. ◊ 14 Tous ceux qui passeront par le dénombrement, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, donneront l’offrande de l’Éternel. ◊ 15 Le riche n’augmentera pas, et le pauvre ne diminuera pas le demi-sicle, lorsque vous donnerez l’offrande de l’Éternel pour faire propitiation pour vos âmes. ◊ 16 Et tu prendras des fils d’Israël l’argent de la propitiation, et tu le donneras pour le service de la tente d’assignation, et il sera pour les fils d’Israël un mémorial devant l’Éternel, afin de faire propitiation pour vos âmes.
◊ 17 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 18 Tu feras aussi une cuve d’airain, et son soubassement d’airain, pour s’y laver ; et tu la mettras entre la tente d’assignation et l’autel, et tu y mettras de l’eau ; ◊ 19 et Aaron et ses fils y laveront leurs mains et leurs pieds. ◊ 20 Quand ils entreront dans la tente d’assignation, ils se laveront avec de l’eau, afin qu’ils ne meurent pas, ou quand ils s’approcheront de l’autel pour faire le service, pour faire fumer le sacrifice fait par feu à l’Éternel. ◊ 21 Ils laveront leurs mains et leurs pieds, afin qu’ils ne meurent pas ; et ce leur sera un statut perpétuel, pour Aaron et pour sa semence, en leurs générations.
◊ 22 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 23 Toi, prends des aromates les plus excellents : de la myrrhe franche, cinq cents [sicles], et du cinnamome aromatique, moitié autant, deux cent cinquante [sicles], et du roseau aromatique, deux cent cinquante, ◊ 24 et de la casse, cinq cents, selon le sicle du sanctuaire, et un hin d’huile d’olive. ◊ 25 Et tu en feras une huile pour l’onction sainte, une préparation composée, d’ouvrage de parfumeur : ce sera l’huile de l’onction sainte. ◊ 26 Et tu en oindras la tente d’assignation, et l’arche du témoignage, ◊ 27 et la table et tous ses ustensiles, et le chandelier et ses ustensiles, et l’autel de l’encens, ◊ 28 et l’autel de l’holocauste et tous ses ustensiles, et la cuve et son soubassement ; ◊ 29 et tu les sanctifieras, et ils seront très saints ; quiconque les touchera sera saint. ◊ 30 Et tu oindras Aaron et ses fils, et tu les sanctifieras pour exercer la sacrificature devant moi. ◊ 31 — Et tu parleras aux fils d’Israël, disant : Ce sera pour moi l’huile de l’onction sainte en vos générations ; ◊ 32 on n’en versera pas sur la chair de l’homme, et vous n’en ferez point de semblable dans ses proportions : elle est sainte, elle vous sera sainte. ◊ 33 Quiconque en composera de semblable, et en mettra sur un étranger, sera retranché de ses peuples.
◊ 34 Et l’Éternel dit à Moïse : Prends des drogues odoriférantes, du stacte, et de la coquille odorante, et du galbanum, — des drogues odoriférantes, et de l’encens pur : de tout, à poids égal ; ◊ 35 et tu en feras un encens composé, d’ouvrage de parfumeur, salé, pur, saint. ◊ 36 Et tu en pileras très fin, et tu en mettras sur le devant du témoignage dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi : ce vous sera une chose très sainte. ◊ 37 Et quant à l’encens que tu feras, vous n’en ferez point pour vous selon les mêmes proportions : il sera, pour toi, saint, [consacré] à l’Éternel. ◊ 38 Quiconque en fera de semblable pour le flairer, sera retranché de ses peuples.
Luc
22 ◊ 1 Or la fête des pains sans levain, qui est appelée la Pâque, approchait. ◊ 2 Et les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient comment ils pourraient le faire mourir ; car ils craignaient le peuple.
◊ 3 Et Satan entra dans Judas, surnommé Iscariote, qui était du nombre des douze ; ◊ 4 et il s’en alla et parla avec les principaux sacrificateurs et [les] capitaines sur la manière dont il le leur livrerait. ◊ 5 Et ils se réjouirent, et convinrent de lui donner de l’argent. ◊ 6 Et il s’engagea ; et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer sans que la foule y fût.
◊ 7 Et le jour des pains sans levain, dans lequel il fallait sacrifier la pâque, arriva. ◊ 8 Et il envoya Pierre et Jean, disant : Allez, et apprêtez-nous la pâque, afin que nous la mangions. ◊ 9 Et ils lui dirent : Où veux-tu que nous l’apprêtions ? ◊ 10 Et il leur dit : Voici, quand vous entrerez dans la ville, un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il entrera. ◊ 11 Et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le logis où je mangerai la pâque avec mes disciples ? ◊ 12 Et lui vous montrera une grande chambre garnie ; apprêtez là [la pâque]. ◊ 13 Et s’en étant allés, ils trouvèrent [tout] comme il leur avait dit ; et ils apprêtèrent la pâque.
◊ 14 Et quand l’heure fut venue, il se mit à table, et les [douze] apôtres avec lui. ◊ 15 Et il leur dit : J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous, avant que je souffre ; ◊ 16 car je vous dis que je n’en mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. ◊ 17 Et ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez ceci et le distribuez entre vous, ◊ 18 car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. ◊ 19 Et ayant pris un pain, [et] ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; ◊ 20 — de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous ; ◊ 21 mais voici, la main de celui qui me livre est avec moi à table. ◊ 22 Et le fils de l’homme s’en va bien, selon ce qui est déterminé ; mais malheur à cet homme par qui il est livré ! ◊ 23 Et ils se mirent à s’entre-demander l’un à l’autre, qui donc serait celui d’entre eux qui allait faire cela.
◊ 24 Et il arriva aussi une contestation entre eux [pour savoir] lequel d’entre eux serait estimé le plus grand. ◊ 25 Et il leur dit : Les rois des nations les dominent, et ceux qui exercent l’autorité sur elles sont appelés bienfaiteurs ; ◊ 26 mais il n’en sera pas ainsi de vous ; mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et celui qui conduit comme celui qui sert. ◊ 27 Car lequel est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Or moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. ◊ 28 Mais vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes tentations. ◊ 29 Et moi, je vous confère un royaume comme mon Père m’en a conféré un, ◊ 30 afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume ; et que vous soyez assis sur des trônes, jugeant les douze tribus d’Israël.
◊ 31 Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; ◊ 32 mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand une fois tu seras revenu, fortifie tes frères. ◊ 33 — Et il lui dit : Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort. ◊ 34 — Et il dit : Pierre, je te dis : le coq ne chantera point aujourd’hui, que premièrement tu n’aies nié trois fois de me connaître.
◊ 35 Et il leur dit : Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? Et ils dirent : De rien. ◊ 36 Il leur dit donc : Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et de même [celui qui a] un sac, et que celui qui n’a pas [d’épée] vende son vêtement et achète une épée. ◊ 37 Car je vous dis, qu’il faut encore que ceci qui est écrit, soit accompli en moi : « Et il a été compté parmi les iniques ». Car aussi les choses qui me concernent vont avoir leur fin. ◊ 38 Et ils dirent : Seigneur, voici ici deux épées. Et il leur dit : C’est assez.
◊ 39 Et sortant, il s’en alla, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent. ◊ 40 Et quand il fut en ce lieu-là, il leur dit : Priez que vous n’entriez pas en tentation. ◊ 41 Et il s’éloigna d’eux lui-même environ d’un jet de pierre, et s’étant mis à genoux, il priait, ◊ 42 disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite. ◊ 43 Et un ange du ciel lui apparut, le fortifiant. ◊ 44 Et étant dans [l’angoisse du] combat, il priait plus instamment ; et sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre. ◊ 45 Et s’étant levé de sa prière, il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de tristesse ; ◊ 46 et il leur dit : Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous, et priez afin que vous n’entriez pas en tentation.
◊ 47 Comme il parlait encore, voici une foule, et celui qui avait nom Judas, l’un des douze, les précédait ; et il s’approcha de Jésus, pour le baiser. ◊ 48 Et Jésus lui dit : Judas, tu livres le fils de l’homme par un baiser ? ◊ 49 Et ceux qui étaient autour de lui, voyant ce qui allait arriver, lui dirent : Seigneur, frapperons-nous de l’épée ? ◊ 50 Et l’un d’entre eux frappa l’esclave du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille droite. ◊ 51 Mais Jésus, répondant, dit : Laissez [faire] jusqu’ici ; et lui ayant touché l’oreille, il le guérit. ◊ 52 Et Jésus dit aux principaux sacrificateurs et aux capitaines du temple et aux anciens qui étaient venus contre lui : Êtes-vous sortis comme contre un brigand avec des épées et des bâtons ? ◊ 53 Lorsque j’étais tous les jours avec vous, dans le temple, vous n’avez pas étendu vos mains contre moi ; mais c’est ici votre heure, et le pouvoir des ténèbres.
◊ 54 Et se saisissant de lui, ils l’emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Or Pierre suivait de loin. ◊ 55 Et lorsqu’ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu’ils se furent assis ensemble, Pierre s’assit au milieu d’eux. ◊ 56 Et une servante, le voyant assis auprès de la lumière, et l’ayant regardé fixement, dit : Celui-ci aussi était avec lui. ◊ 57 Mais il le renia, disant : Femme, je ne le connais pas. ◊ 58 Et peu après, un autre le voyant, dit : Et toi, tu es de ces gens-là. Mais Pierre dit : Ô homme, je n’en suis point. ◊ 59 Et environ une heure après, un autre affirma, disant : En vérité, celui-ci aussi était avec lui ; car aussi il est Galiléen. ◊ 60 Et Pierre dit : Ô homme, je ne sais ce que tu dis. Et à l’instant, comme il parlait encore, le coq chanta. ◊ 61 Et le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, comme il lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. ◊ 62 Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement.
◊ 63 Et les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui et le frappaient ; ◊ 64 et lui couvrant [les yeux], ils l’interrogeaient, disant : Prophétise ; qui est celui qui t’a frappé ? ◊ 65 Et ils disaient plusieurs autres choses contre lui, en l’outrageant.
◊ 66 Et quand le jour fut venu, le corps des anciens du peuple, principaux sacrificateurs et scribes, s’assembla ; et ils l’amenèrent dans leur sanhédrin, disant : ◊ 67 Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous. Et il leur dit : Si je vous le disais, vous ne le croiriez point ; ◊ 68 et si je vous interroge, vous ne me répondrez point [ou ne me laisserez point aller]. ◊ 69 Mais désormais le fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. ◊ 70 Et ils dirent tous : Toi, tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur dit : Vous dites vous-mêmes que je le suis. ◊ 71 Et ils dirent : Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes nous l’avons entendu de sa bouche.