Le proche parent, sous la loi, avait à accomplir deux services : racheter soit la personne, soit l’héritage de son frère, si l’un ou l’autre avait été vendu à un étranger ; et venger le mal fait à son frère, que ce soit (si je puis dire) la captivité ou la mort.
Ces choses se trouvent en Lévitique 25 et Nombres 35 , où (comme nous le montre la concordance hébreue) le mot pour « proche parent », « rédempteur » et « vengeur », est le même.
Cette personne, le proche parent, était, comme nous le savons certainement, un type ou une ombre du Christ de Dieu. Dans les richesses de Sa grâce, le Seigneur s’est chargé de ces deux services pour nous ; payant pour nous la rançon des justes et légitimes exigences de Dieu par le sacrifice de Lui-même, et nous rachetant ainsi que notre héritage ; et de la même façon, nous vengeant sur la tête de notre ennemi, nous délivrant de celui qui a le pouvoir de la mort.
Il en est ainsi dans l’ombre et dans la réalité, dans le type et dans l’original.
Cependant, aussi loin que nous enseignent ces ordonnances légales, aussi loin que nous instruisent ces écrits de Moïse, nous voyons dans le Christ de Dieu seul quelqu’un de la famille humaine, un frère, participant au sang et à la chair avec les enfants, la semence d’Abraham, son parent. Il doit être cela, sinon rien ne pouvait ou n’aurait été fait pour nous. Le Christ de Dieu doit se constituer notre proche parent ; et Il l’a fait par l’incarnation, en prenant sur Lui la nature humaine dans et depuis le ventre de la vierge.
Mais en poursuivant, quand nous quittons la loi pour les Prophètes , nous trouvons un autre fait ; et c’est celui-ci — que ce proche parent est « l’Éternel des armées », « Jéhovah », « Dieu ». Là, dans les Psaumes et dans les Prophètes, de façon très fréquente et répétée encore et encore, ne le considérant pas comme une vérité à démontrer, mais comme un fait assumé et servant de base, divers noms de Dieu se trouvent associés au terme utilisé sous la loi pour le proche parent.
Il y a quelque chose de béni en cela — quelque chose aussi de grand, de glorieux, et de magnifique. Le mystère de la personne de Christ est ainsi anticipé, et cela aussi, de la manière la plus simple et la plus convaincante. L’humanité et la divinité se trouvent dans une seule personne.
Quand nous en venons au Nouveau Testament, laissant la loi et les Prophètes pour les évangélistes et les apôtres , nous trouvons ce même mystère, non cependant laissé dans les ombres et les prophéties, et à divers moments et de diverses manières, mais déclaré clairement comme un fait, et enseigné dans sa nécessité et sa valeur. Les évangélistes nous rapportent le fait ; les apôtres nous dévoilent la nécessité et la valeur du fait.
Mais quel spectacle que celui-ci ! Nous pouvons bien nous détourner pour le voir, car Dieu Lui-même nous l’a montré. « Comment sombrer avec un tel support ? ». Comment le trône de jugement, qui pèse les exigences de Dieu et maintient les droits de la justice, comment ce trône peut-il refuser la demande que la foi plaide devant lui ? Elle dit : « Le grand Dieu est mon proche parent, et Il a accompli pour moi un service de proche parent ».
Il en est ainsi. Nous sommes comme justement ramenés à Dieu par le sang de Christ, comme nous avions été, au commencement, justement bannis loin de Lui par notre propre péché. Adam se trouvait de nouveau dans la présence de Dieu, quand il entendit et reçut les bonnes nouvelles de la semence de la femme, brisée et brisant, avec un droit aussi juste qu’auparavant, sous une sentence juste, il avait été se cacher derrière les arbres du jardin. L’Éternel Dieu Lui-même reconnaissait son droit, lui faisant un manteau de peaux et le revêtant. La semence de la femme était son proche parent ; la chair et le sang avec Lui ; et Il devait se lever et accomplir la part d’un proche parent, le vengeant et le rachetant, mourant et ressuscitant pour lui.
Le mystère du proche parent a ainsi été révélé et connu depuis le tout début. D’autres circonstances dans le même premier livre de la Genèse l’illustrent ; et ainsi, bien que les ordonnances de la loi, comme nous l’avons déjà remarqué, incarnent et présentent formellement les devoirs de ce personnage, il était vu et connu avant la loi.
Pour poursuivre un peu cela, nous pouvons observer que dans l’épître aux Hébreux, le Seigneur nous est présenté à la fois comme vengeur et comme rédempteur ; et Il est montré comme agissant dans de tels caractères dans Sa personne complète , comme l’homme-Dieu, le compagnon de l’Éternel et le proche parent de l’homme.
En Hébreux 2 , par exemple, nous Le voyons comme notre vengeur . Par la mort, Il détruit celui qui a le pouvoir de la mort, et nous délivre, nous qui, par la crainte de la mort, étions dans la servitude. C’est l’acte d’un proche parent vengeur. Mais ce même passage nous montre qu’Il a fait ce service pour nous comme Celui qui avait été « le Fils », « le sanctificateur », ayant pris part au sang et à la chair avec les enfants, et qui s’est ainsi fait (quoiqu’Il fût Fils, le compagnon de l’Éternel) notre véritable et seul proche parent.
En Hébreux 10 , nous Le voyons comme notre rédempteur . Il paye la rançon. Il nous rachète pour Celui qui avait la plus juste et complète exigence sur nous et contre nous. Par la seule offrande de Lui-même, Il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. Mais cela, Il le fait aussi dans la même personne. Car Il est vu, dans ce même passage, comme Celui qui seul pouvait venir, comme dans une complète indépendance personnelle, au trône, et dire : « Voici, je viens » ; et alors, « sans tache », et « par l’Esprit éternel », Il s’offre Lui-même. Mais un corps Lui avait été préparé ; un corps humain, formé dans le ventre de la vierge, et tiré de là ; fait chair et sang avec les enfants. Et ainsi, dans cette seule personne, Il a satisfait l’autel, répondu aux demandes du trône, et purifié la conscience du pécheur croyant.
Ce sont de glorieux aperçus du proche parent de l’Ancien Testament que l’on trouve dans le Nouveau. Et ils se trouvent dans cette portion de ce dernier où nous pourrions naturellement nous attendre à les trouver — dans cet écrit que l’Esprit avait adressé aux croyants de la nation hébreue, la nation qui avait été sous la loi.
Ce n’est qu’une petite chose sur un tel mystère béni — mais je ne dirai pas davantage. — Le compagnon de l’Éternel et le proche parent de l’homme, en une seule personne, se chargeant comme le Christ, ou sous la commission divine et comme oint, de la cause des pécheurs, voilà la base de tout.
Nombres
35 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, dans les plaines de Moab, près du Jourdain de Jéricho, disant : ◊ 2 Commande aux fils d’Israël que, de l’héritage de leur possession, ils donnent aux Lévites des villes pour y habiter. Vous donnerez aussi aux Lévites les banlieues de ces villes, autour d’elles. ◊ 3 Et ils auront les villes pour y habiter, et leurs banlieues seront pour leur bétail et pour leurs biens et pour tous leurs animaux. ◊ 4 Et les banlieues des villes que vous donnerez aux Lévites seront de mille coudées à l’entour, depuis la muraille de la ville en dehors. ◊ 5 Et vous mesurerez, en dehors de la ville, le côté de l’orient, deux mille coudées, et le côté du midi, deux mille coudées, et le côté de l’occident, deux mille coudées, et le côté du nord, deux mille coudées ; et la ville sera au milieu : ce seront là les banlieues de leurs villes. ◊ 6 Et [parmi] les villes que vous donnerez aux Lévites, seront les six villes de refuge, que vous donnerez pour que l’homicide s’y enfuie ; et outre celles-là, vous donnerez quarante-deux villes. ◊ 7 Toutes les villes que vous donnerez aux Lévites seront quarante-huit villes, elles et leurs banlieues. ◊ 8 Et quant aux villes que vous donnerez sur la possession des fils d’Israël, de ceux qui en auront beaucoup vous en prendrez beaucoup, et de ceux qui en auront peu vous en prendrez peu : chacun donnera de ses villes aux Lévites, à proportion de l’héritage qu’il aura reçu en partage.
◊ 9 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 10 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur : Quand vous aurez passé le Jourdain [et que vous serez entrés] dans le pays de Canaan, ◊ 11 alors vous vous désignerez des villes ; elles seront pour vous des villes de refuge, et l’homicide qui, par mégarde, aura frappé à mort quelqu’un, s’y enfuira. ◊ 12 Et ce seront pour vous des villes de refuge de devant le vengeur, afin que l’homicide ne meure point qu’il n’ait comparu en jugement devant l’assemblée. ◊ 13 Et les villes que vous donnerez seront pour vous six villes de refuge ; ◊ 14 vous donnerez trois de ces villes en deçà du Jourdain, et vous donnerez trois de ces villes dans le pays de Canaan : ce seront des villes de refuge. ◊ 15 Ces six villes serviront de refuge aux fils d’Israël, et à l’étranger, et à celui qui séjourne parmi eux, afin que quiconque aura, par mégarde, frappé à mort une personne, s’y enfuie. ◊ 16 — Et s’il l’a frappée avec un instrument de fer, et qu’elle meure, il est meurtrier : le meurtrier sera certainement mis à mort. ◊ 17 Et s’il l’a frappée avec une pierre qu’il tenait à la main, [et] dont on puisse mourir, et qu’elle meure, il est meurtrier : le meurtrier sera certainement mis à mort. ◊ 18 Ou s’il l’a frappée avec un instrument de bois qu’il tenait à la main, [et] dont on puisse mourir, et qu’elle meure, il est meurtrier : le meurtrier sera certainement mis à mort : ◊ 19 le vengeur du sang mettra à mort le meurtrier ; quand il le rencontrera, c’est lui qui le mettra à mort. ◊ 20 Et s’il l’a poussée par haine, ou s’il a jeté [quelque chose] sur elle avec préméditation, et qu’elle meure ; ◊ 21 ou qu’il l’ait frappée de la main par inimitié, et qu’elle meure, celui qui l’a frappée sera certainement mis à mort : il est meurtrier ; le vengeur du sang mettra à mort le meurtrier quand il le rencontrera. ◊ 22 — Mais s’il l’a poussée subitement, sans inimitié, ou s’il a jeté sur elle un objet quelconque, sans préméditation, ◊ 23 ou si, n’étant pas son ennemi et ne cherchant pas son mal, il fait tomber sur elle, ne la voyant pas, quelque pierre qui puisse la faire mourir, et qu’elle meure, ◊ 24 alors l’assemblée jugera entre celui qui a frappé et le vengeur du sang, selon ces ordonnances ; ◊ 25 et l’assemblée délivrera l’homicide de la main du vengeur du sang, et l’assemblée le fera retourner dans la ville de son refuge où il s’était enfui ; et il y demeurera jusqu’à la mort du grand sacrificateur qu’on a oint de l’huile sainte. ◊ 26 Mais si l’homicide vient à sortir des limites de la ville de son refuge, où il s’est enfui, ◊ 27 et que le vengeur du sang le trouve en dehors des limites de la ville de son refuge, et que le vengeur du sang tue l’homicide, le sang ne sera pas sur lui ; ◊ 28 car l’homicide doit demeurer dans la ville de son refuge jusqu’à la mort du grand sacrificateur ; et après la mort du grand sacrificateur, il retournera dans la terre de sa possession.
◊ 29 Et ces choses seront pour vous un statut de droit, en vos générations, partout où vous habiterez.
◊ 30 Si quelqu’un frappe à mort une personne, le meurtrier sera tué sur la parole de témoins ; mais un seul témoin ne rendra pas témoignage contre quelqu’un, pour le faire mourir. ◊ 31 Et vous ne prendrez point de rançon pour la vie du meurtrier qui est coupable d’avoir tué ; mais il sera certainement mis à mort. ◊ 32 Et vous ne prendrez point de rançon pour celui qui s’est enfui dans la ville de son refuge, pour qu’il retourne habiter dans le pays, jusqu’à la mort du sacrificateur. ◊ 33 Et vous ne profanerez point le pays où vous êtes, car le sang profane le pays ; et l’expiation du sang ne pourra être faite, pour le pays où il a été versé, que par le sang de celui qui l’a versé. ◊ 34 Et vous ne rendrez pas impur le pays où vous demeurez, au milieu duquel j’habite ; car moi, l’Éternel, j’habite au milieu des fils d’Israël.
Hébreux
10 ◊ 1 Car la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent. ◊ 2 Autrement n’eussent-ils pas cessé d’être offerts, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de péchés ? ◊ 3 Mais il y a dans ces [sacrifices], chaque année, un acte remémoratif de péchés. ◊ 4 Car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés. ◊ 5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. ◊ 6 Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; ◊ 7 alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté ». ◊ 8 Ayant dit plus haut : « Tu n’as pas voulu de sacrifices, ni d’offrandes, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n’y as pas pris plaisir » — lesquels sont offerts selon la loi, ◊ 9 — alors il dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Il ôte le premier afin d’établir le second. ◊ 10 C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes. ◊ 11 — Et tout sacrificateur se tient debout chaque jour, faisant le service et offrant souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés ; ◊ 12 mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, ◊ 13 attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». ◊ 14 Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. ◊ 15 Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : ◊ 16 « C’est ici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai aussi sur leurs entendements », ◊ 17 [il dit] : « Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 18 Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché.
◊ 19 Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, ◊ 20 par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, ◊ 21 et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu, ◊ 22 approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. ◊ 23 Retenons la confession de notre espérance sans chanceler, car celui qui a promis est fidèle ; ◊ 24 et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres, ◊ 25 n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude [de faire], mais nous exhortant [l’un l’autre], et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher. ◊ 26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, ◊ 27 mais une certaine attente terrible de jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires. ◊ 28 Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur [la déposition de] deux ou [de] trois témoins : ◊ 29 d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l’Esprit de grâce ? ◊ 30 Car nous connaissons celui qui a dit : « À moi la vengeance ; moi je rendrai, dit le *Seigneur » ; et encore : « Le *Seigneur jugera son peuple ». ◊ 31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant !
◊ 32 Mais rappelez dans votre mémoire les jours précédents, dans lesquels, ayant été éclairés, vous avez enduré un grand combat de souffrances, ◊ 33 soit en ce que vous avez été offerts en spectacle par des opprobres et des afflictions, soit en ce que vous vous êtes associés à ceux qui ont été ainsi traités. ◊ 34 Car vous avez montré de la sympathie pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents. ◊ 35 Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense. ◊ 36 Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises. ◊ 37 Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. ◊ 38 Or le juste vivra de foi ; et : Si [quelqu’un] se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». ◊ 39 Mais pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l’âme.
Lévitique
25 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, sur la montagne de Sinaï, disant : ◊ 2 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, le pays célébrera un sabbat à l’Éternel. ◊ 3 Pendant six ans tu sèmeras ton champ, et pendant six ans tu tailleras ta vigne, et tu en recueilleras le rapport ; ◊ 4 et la septième année, il y aura un sabbat de repos pour le pays, un sabbat [consacré] à l’Éternel : tu ne sèmeras pas ton champ, et tu ne tailleras pas ta vigne. ◊ 5 Tu ne moissonneras pas ce qui vient de soi-même de ta moisson [précédente], et tu ne vendangeras pas les grappes de ta vigne non taillée : ce sera une année de repos pour le pays. ◊ 6 Et le sabbat du pays vous servira de nourriture, à toi, et à ton serviteur, et à ta servante, et à ton homme à gages et à ton hôte qui séjournent chez toi, ◊ 7 et à ton bétail et aux animaux qui seront dans ton pays : tout son rapport servira de nourriture.
◊ 8 Et tu compteras sept sabbats d’années, sept fois sept ans ; et les jours de ces sept sabbats d’années te feront quarante-neuf ans. ◊ 9 Et, au septième mois, le dixième [jour] du mois, tu feras passer le son bruyant de la trompette ; le jour des propitiations, vous ferez passer la trompette par tout votre pays ; ◊ 10 et vous sanctifierez l’année de l’an cinquantième, et vous publierez la liberté dans le pays à tous ses habitants : ce sera pour vous un jubilé ; vous retournerez chacun dans sa possession, et vous retournerez chacun à sa famille. ◊ 11 Cette année de l’an cinquantième sera pour vous un jubilé : vous ne sèmerez pas, et vous ne moissonnerez pas ce qui vient de soi-même, et vous ne vendangerez pas la vigne non taillée ; ◊ 12 car c’est le Jubilé : il vous sera saint ; vous mangerez en l’y prenant ce que le champ rapportera. ◊ 13 En cette année du Jubilé, vous retournerez chacun dans sa possession. ◊ 14 Et si vous vendez quelque chose à votre prochain, ou si vous achetez de la main de votre prochain, que nul ne fasse tort à son frère. ◊ 15 Tu achèteras de ton prochain d’après le nombre des années depuis le Jubilé ; il te vendra d’après le nombre des années de rapport. ◊ 16 À proportion que le nombre des années sera grand, tu augmenteras le prix ; et à proportion que le nombre des années sera petit, tu diminueras le prix, car c’est le nombre des récoltes qu’il te vend. ◊ 17 Et nul de vous ne fera tort à son prochain, et tu craindras ton Dieu, car moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. ◊ 18 Et vous pratiquerez mes statuts, et vous garderez mes ordonnances, et vous les pratiquerez, et ainsi vous habiterez dans le pays en sécurité ; ◊ 19 et le pays vous donnera son fruit, et vous mangerez à rassasiement, et vous l’habiterez en sécurité. ◊ 20 Et si vous dites : Que mangerons-nous la septième année ; voici, nous ne semons pas, et nous ne recueillons pas nos produits ? ◊ 21 je commanderai que ma bénédiction soit sur vous en la sixième année, et elle donnera le produit de trois ans. ◊ 22 Et vous sèmerez la huitième année et vous mangerez du vieux produit, jusqu’à la neuvième année ; jusqu’à ce que son produit soit venu, vous mangerez le vieux. ◊ 23 Et le pays ne se vendra pas à perpétuité, car le pays est à moi ; car vous, vous êtes chez moi comme des étrangers et comme des hôtes. ◊ 24 Et dans tout le pays de votre possession, vous donnerez le droit de rachat pour la terre.
◊ 25 Si ton frère est devenu pauvre, et vend une partie de sa possession, alors que celui qui a le droit de rachat, son plus proche parent, vienne et rachète la chose vendue par son frère. ◊ 26 Mais si un homme n’a personne qui ait le droit de rachat, et que sa main ait acquis et trouvé suffisamment de quoi faire son rachat, ◊ 27 il comptera les années depuis sa vente, et restituera le surplus à celui à qui il avait vendu, et il retournera dans sa possession. ◊ 28 Et si sa main n’a pas trouvé suffisamment de quoi lui rendre, la chose vendue restera en la main de celui qui l’aura achetée, jusqu’à l’année du Jubilé : la chose vendue sera libérée au Jubilé, et [le vendeur] rentrera dans sa possession.
◊ 29 Et si quelqu’un a vendu une maison d’habitation dans une ville murée, il aura son droit de rachat jusqu’à la fin de l’année de sa vente : son droit de rachat subsistera une année entière ; ◊ 30 mais si elle n’est pas rachetée avant que l’année entière soit accomplie, la maison qui est dans la ville murée restera définitivement à l’acheteur, en ses générations ; elle ne sera pas libérée au Jubilé. ◊ 31 Mais les maisons des villages qui n’ont pas de murs tout autour, seront considérées comme des champs du pays ; il y aura droit de rachat pour elles, et elles seront libérées au Jubilé. ◊ 32 Et quant aux villes des Lévites et aux maisons des villes de leur possession, les Lévites auront un droit perpétuel de rachat. ◊ 33 Et si quelqu’un a racheté d’un des Lévites, la maison vendue dans la ville de sa possession sera libérée au Jubilé ; car les maisons des villes des Lévites sont leur possession au milieu des fils d’Israël. ◊ 34 Et les champs des banlieues de leurs villes ne seront pas vendus, car c’est leur possession à perpétuité.
◊ 35 Et si ton frère est devenu pauvre, et que sa main devienne tremblante à côté de toi, tu le soutiendras, étranger ou hôte, afin qu’il vive à côté de toi. ◊ 36 Tu ne prendras de lui ni intérêt ni usure ; et tu craindras ton Dieu, afin que ton frère vive à côté de toi. ◊ 37 Tu ne lui donneras pas ton argent à intérêt, et tu ne lui donneras pas tes vivres à usure. ◊ 38 Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte pour vous donner le pays de Canaan, pour être votre Dieu.
◊ 39 Et si ton frère est devenu pauvre à côté de toi, et qu’il se vende à toi, tu ne lui feras pas faire un service d’esclave ; ◊ 40 il sera avec toi comme un homme à gages et un hôte ; il te servira jusqu’à l’année du Jubilé : ◊ 41 alors il sortira de chez toi, lui et ses fils avec lui, et il retournera à sa famille, et retournera dans la possession de ses pères. ◊ 42 Car ils sont mes serviteurs, que j’ai fait sortir du pays d’Égypte ; ils ne seront pas vendus comme on vend les esclaves. ◊ 43 Tu ne domineras pas sur lui avec dureté, et tu craindras ton Dieu. ◊ 44 Mais quant à ton serviteur et à ta servante qui seront à toi,… d’entre les nations qui vous environnent, de ceux-là, vous achèterez des serviteurs et des servantes. ◊ 45 Et vous en achèterez aussi des fils des étrangers qui séjournent chez vous, et de leurs familles qui sont avec vous, qu’ils engendreront dans votre pays ; et ils seront votre possession. ◊ 46 Et vous les laisserez en héritage à vos fils après vous, pour qu’ils en aient la possession ; vous vous servirez d’eux à toujours ; mais quant à vos frères, les fils d’Israël, un homme ne dominera pas avec dureté sur son frère.
◊ 47 Et si un étranger ou un homme qui séjourne chez toi s’est enrichi, et que ton frère qui est à côté de lui soit devenu pauvre et se soit vendu à l’étranger qui séjourne chez toi, ou à un homme issu de la famille de l’étranger, ◊ 48 — après qu’il se sera vendu, il y aura pour lui droit de rachat ; un de ses frères le rachètera ; ◊ 49 ou son oncle, ou le fils de son oncle le rachètera ; ou quelque proche parent de sa famille le rachètera ; ou si sa main y peut atteindre, il se rachètera lui-même. ◊ 50 Et il comptera avec celui qui l’a acheté, depuis l’année qu’il s’est vendu à lui jusqu’à l’année du Jubilé ; et l’argent de son prix sera à raison du nombre des années ; il sera chez son maître selon les journées d’un homme à gages. ◊ 51 S’il y a encore beaucoup d’années, il restituera le prix de son rachat à raison de celles-ci, sur le prix pour lequel il aura été acheté ; ◊ 52 et s’il reste peu d’années jusqu’à l’année du Jubilé, il comptera avec lui ; à raison du nombre des années, il restituera le prix de son rachat. ◊ 53 Il sera chez lui comme un homme à gages, d’année en année ; le maître ne dominera pas sur lui avec dureté devant tes yeux. ◊ 54 Et s’il n’est pas racheté par un de ces moyens, il sortira l’année du Jubilé, lui et ses fils avec lui. ◊ 55 Car les fils d’Israël me sont serviteurs ; ils sont mes serviteurs que j’ai fait sortir du pays d’Égypte. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
Hébreux
2 ◊ 1 C’est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne nous écartions. ◊ 2 Car si la parole prononcée par les anges a été ferme, et si toute transgression et désobéissance a reçu une juste rétribution, ◊ 3 comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut, qui, ayant commencé par être annoncé par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’avaient entendu, ◊ 4 Dieu rendant témoignage avec eux par des signes et des prodiges, et par divers miracles et distributions de l’Esprit Saint, selon sa propre volonté ?
◊ 5 Car ce n’est point aux anges qu’il a assujetti le monde habité à venir dont nous parlons ; ◊ 6 mais quelqu’un a rendu ce témoignage quelque part, disant : « Qu’est-ce que l’homme que tu te souviennes de lui, ou le fils de l’homme que tu le visites ? ◊ 7 Tu l’as fait un peu moindre que les anges ; tu l’as couronné de gloire et d’honneur, [et l’as établi sur les œuvres de tes mains] ; ◊ 8 tu as assujetti toutes choses sous ses pieds » ; car en lui assujettissant toutes choses, il n’a rien laissé qui ne lui soit assujetti ; mais maintenant nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient assujetties ; ◊ 9 mais nous voyons Jésus, qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la passion de la mort, couronné de gloire et d’honneur, en sorte que, par la grâce de Dieu, il goûtât la mort pour tout. ◊ 10 Car il convenait pour lui, à cause de qui sont toutes choses et par qui sont toutes choses, que, amenant plusieurs fils à la gloire, il consommât le chef de leur salut par des souffrances. ◊ 11 Car, et celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous d’un ; c’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères, ◊ 12 disant : « J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges ». ◊ 13 Et encore : « Moi, je me confierai en lui ». Et encore : « Me voici, moi, et les enfants que Dieu m’a donnés ». ◊ 14 Puis donc que les enfants ont eu part au sang et à la chair, lui aussi semblablement y a participé, afin que, par la mort, il rendît impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable ; ◊ 15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, assujettis à la servitude. ◊ 16 Car, certes, il ne prend pas les anges, mais il prend la semence d’Abraham. ◊ 17 C’est pourquoi il dut, en toutes choses, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il fût un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, pour faire propitiation pour les péchés du peuple. ◊ 18 Car, en ce qu’il a souffert lui-même, étant tenté, il est à même de secourir ceux qui sont tentés.