Riche en Dieu

(Traduit de l’anglais)
J.G. Bellett

[Courtes méditations 23]

Il est bon de nous familiariser avec les nombreux, profonds et merveilleux intérêts que nous avons en Dieu — comme, par exemple, dans Ses affections, Ses conseils, et Ses œuvres. Ces choses sont enseignées et illustrées dans l’Écriture.

Les affections divines, les conseils divins, les œuvres divines, font de nous leur objet. Chose bienheureuse à dire. L’éternité passée de Dieu a pris connaissance de nous, nous ayant alors élus, prédestinés, et écrits dans le livre de vie. Le temps, dans la main de Dieu, dans toutes ses étapes successives, s’est préoccupé de nous. L’éternité de Dieu à venir devra une grande partie de sa joie et de sa gloire à notre histoire, à ce qui a été fait, dans une grâce abondante, pour notre rédemption à nous, pécheurs.

Nous ayant élus avant que le monde fût, Il nous a formés dans la sagesse de Ses voies dans toutes les périodes du monde ; et quand le monde est roulé comme un livre, nous serons toujours un objet. Les cieux se familiarisent avec notre histoire — les anges en récoltent une lumière et une joie nouvelles ; et la morale ou le résultat de cela sera la révélation et la pleine manifestation de la gloire de Dieu dans toutes ses diverses et infinies perfections, à toujours. Quels intérêts en Dieu sont-ce là !

Sa justice est à nous — tout comme Son amour est à nous. Nous sommes faits « la justice de Dieu », et de l’amour dont Christ est aimé, nous sommes aimés.

Les gens parlent de leurs intérêts vastes et variés, de leurs propriétés ici et là ; et ils parcourent en pensée ces lieux opulents, les détaillant bien, et se plaisant dans la clarté et la sûreté du titre qu’ils ont sur eux. Mais sondons-nous avec un même plaisir nos possessions en Dieu, comme nous l’avons dit — telles que Ses affections, Ses conseils, Son éternité, passée ou à venir ; le temps sous Sa main et Son ordre ; Sa justice ; Ses œuvres pour nous et Ses opérations en nous par Son Fils et par Son Esprit ; les souffrances qu’Il a accomplies, et les gloires qu’Il a obtenues. Quelles richesses ! Quelle vérité bénie que cela, dont l’âme peut s’emparer !

L’épître aux Romains, et celle aux Éphésiens, entre autres, nous montrent largement nos intérêts dans les conseils divins — l’épître de Jean nous montre nos intérêts dans les affections divines. Toute l’Écriture nous dit comment Dieu a opéré envers nous dans toutes Ses dispositions dans les chemins successifs parcourus par le temps, et la position que nous avons déjà obtenue, ou aurons, dans Son éternité. Et l’évangile nous prêche nos intérêts dans Ses souffrances, Ses gloires, Sa justice, et les opérations de Son Esprit.

Nous tirons des illustrations, comme nous tirons un enseignement direct, de ces choses. Je remarquerai une chose parmi ceci, comme nous le voyons en Zacharie 3 et Luc 15 — dans la parabole prophétique de Joshua, le souverain sacrificateur, et dans la parabole du Seigneur concernant le fils prodigue. Il y a de la similarité dans ces paraboles, et pourtant, une différence caractéristique dans chacune.

Joshua nous représente comme ayant nos intérêts dans les conseils divins ; le fils prodigue, dans les affections divines — quoique tous deux soient vus en présence d’un ami et d’un accusateur, comme aussi passant par le processus qui les change, de la dégradation à l’honneur et à la joie.

Mais en Joshua, nous ne voyons pas d’exercice personnel. Rien ne nous est montré d’une œuvre de puissance de Dieu en lui. Il ne nous est pas non plus parlé des émanations du cœur du Père envers lui. Il est simplement l’objet de l’élection, et de l’œuvre de la grâce de Dieu pour lui et en sa faveur (et cela, à un degré brillant et merveilleux), tandis que lui-même n’a qu’à demeurer passif, laissant l’Éternel faire pour lui et avec lui comme il Lui semble bon.

Dans le fils prodigue, nous voyons l’œuvre de l’Esprit, la vertu cachée et efficace de l’opération de Dieu visitant et remuant son âme, et le tournant vers la maison, où un accueil l’attend sous toutes les formes que l’affection la plus chère et la plus complète puisse suggérer.

En effet, je peux remarquer le récit en Jean 8, en compagnie de ces paraboles — car là, celle qui est convaincue de péché se trouve en présence à la fois d’un accusateur et d’un ami, et est transportée d’une position de honte et de danger, à une position de liberté et de sûreté. Mais elle n’est pas déclarée avoir été l’objet de conseils, et elle n’est pas montrée comme un objet d’affection ; mais la manière de faire de Christ dans l’évangile y est magnifiquement illustrée. Qui est « aveugle » et « sourd » comme le Seigneur dans cette occasion ? — prenant ainsi Sa place dans le service de la grâce de Dieu pour les pécheurs, n’imputant pas aux hommes leurs fautes (voir És. 42, 19 ; 2 Cor. 5, 19). Voilà des illustrations de choses qui nous sont enseignées — de nos nombreux et divers intérêts en Dieu. Les conseils divins, les affections divines, les œuvres et les opérations divines, font de nous leur objet. Nous sommes « riches en Dieu ».

Chacun des saints de Dieu a part à toutes ces choses — mais c’est ainsi la manière de la sagesse divine, d’illustrer les différentes parties de notre héritage en Dieu dans diverses portions de Sa Parole.

Les saints seront riches dans les circonstances, bientôt, comme ils sont maintenant riches en Dieu Lui-même. Le royaume sera établi, « le monde à venir » brillera dans ses gloires, et les saints seront là. Et les saints devraient maintenant être riches envers Dieu, comme ils sont riches en Lui, dépensant leur énergie et leurs privilèges, leurs talents, quels qu’ils soient, à Son service — comme le dit Luc 12, 21.