Unité

(Traduit de l’anglais)
C.H. Mackintosh

[Courts articles 103]

Tous ceux qui croient en Christ mort et ressuscité sont scellés par le Saint Esprit et forment une partie du corps de Christ. Le corps est vu comme étant sur la terre. « Il y a un seul corps ». C’est tout aussi vrai maintenant que quand l’apôtre écrivait l’épître aux Éphésiens. Ce corps est indissoluble. Son unité ne peut être détruite. Il n’y a rien de tel que « déchirer le corps de Christ » ou « arracher des membres ». Ce sont des expressions qui sont utilisées sans prêter convenablement attention à l’Écriture. Nous sommes tenus de reconnaître l’unité du corps comme une grande vérité fondamentale.

Nous ne sommes pas appelés à former une unité, mais à reconnaître l’unité que Dieu le Saint Esprit a formée. Il est tout autant contraire à la vérité d’entreprendre de former une unité, que d’entreprendre de travailler à notre propre justice. Dieu révèle Sa justice sur le principe de la foi ; nous le croyons et la possédons. Ainsi aussi, Dieu révèle Son unité ; nous le croyons et marchons à la lumière de cela. Hélas, les hommes refusent de se soumettre à la justice de Dieu et se mettent à établir la leur. De la même manière, les hommes refusent l’unité de Dieu et entreprennent de former la leur ; mais et la justice de l’homme et l’unité de l’homme doivent se dissiper comme les brumes du matin, tandis que la justice et l’unité qui sont de Dieu perdureront dans l’éternité.

Nous sommes tout à fait d’accord avec vous quand vous dites que notre devise devrait toujours être : « La vérité d’abord ; l’unité si c’est possible, mais dans la vérité ». Si l’unité est atteinte par le sacrifice de la vérité, elle ne peut être « l’unité de l’Esprit ». Beaucoup tombent dans l’erreur de penser que l’unité est quelque chose qu’ils ont à établir eux-mêmes, alors que l’unité du corps est une grande réalité, une vérité substantielle, à la lumière de laquelle nous sommes appelés à marcher et à nous juger nous-mêmes et tout ce qui nous entoure. Nous ne sommes pas plus compétents pour former cette unité, que nous ne le sommes pour expier nos péchés ou pour nous procurer une justice. C’est le travail de Dieu, du début à la fin. Il a révélé Sa justice ; nous la recevons par la foi. Il a révélé Son unité ; nous la recevons par la foi. De même que ce serait certainement pour nous une grave erreur d’essayer de nous procurer notre propre justice, ainsi c’est une grave erreur de produire notre propre unité. Christ est le centre de l’unité de Dieu ; le Saint Esprit en est la puissance, et la vérité en est la base.

Quant à l’unité de l’homme, vous trouverez toutes sortes de centres — un homme, une ordonnance, une doctrine, quelque chose qui n’est pas Christ. Cette unité peut être maintenue par l’énergie de la volonté de l’homme, et est souvent basée sur la tradition, l’opportunité ou la raison. En un mot, ce n’est pas Christ ou l’Esprit ou la vérité. Elle n’est pas de Dieu, et si nous n’assemblons pas avec Dieu, nous devons disperser.